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Les fleurs sont comestibles crues ou cuites et ont une texture un peu mucilagineuse. On commence à en trouver en barquettes dans le commerce. Il est possible de les faire cristalliser au sucre et il y a quelques siècles, elle était très prisée ainsi sous le nom de « confit de jacinthes de Constantinople ».
Certaines populations ont consommé le bulbe après cuisson par exemple en Italie où ils sont simplement cuits à l'eau et assaisonnés dune vinaigretteµ{{{wikiµ.
Attention, aucune source/référence n'est citée. Peut-être s'agit-il d'une confusion avec une autre plante (comme le Muscari à toupet par exemple)µ{{{(dp*)µ.
Le pharmacien Jamal Bellakhdar, docteur en science de la vie et chercheur en ethnobotanique et anthropologie des techniques anciennes, a publié début 2022 l'article "La jacinthe dOrient (Hyacinthus orientalis L.) entre tradition et marchandisation, flânerie parfumée dans les allées de lhistoire sur la piste dune fine fleur dans les Carnets botaniques de la Société botanique dOccitanie".
Dans son article, Jamal Bellakhdar enquête très précisément sur lutilisation en cuisine de la jacinthe dOrient. Les deux paragraphes ci-dessous, tous deux tirés de la page 11 de larticle en format PDF nous semblent particulièrement pertinents :
« Nous navons repéré dans aucun de ces livres [traités culinaires du Moyen-Orient du Xe au XIVe siècle] un quelconque usage culinaire pour la jacinthe dOrient bulbes, tiges ou feuilles , pas même pour les fleurs, combien même beaucoup de plantes à parfum, comme les roses, les violettes ou les boutons du bigaradier, ont trouvé leur place dans le registre des ressources et ingrédients de la somptueuse cuisine proche-orientale qui y est décrite. Ces livres se terminent tous par quelques pages consacrées aux soins hygiéniques auxquels les convives devaient se soumettre après un festin. Ces soins font appel à divers produits saponifères et aromatiques. Mais là aussi, à aucun moment la fleur de jacinthe ou lun de ses dérivés ne sont cités.
Dans son Kitâb al-Tabîkh, Al-Baghdâdî décrit la manière de préparer une douceur appelée rutab mu?assal à base de dattes fourrées aux amandes, cuites dans du miel puis saupoudrées de sucre glace aromatisé au musc, au camphre et au sunbul. Beaucoup de traducteurs anglo-saxons ont cru fautivement que ce sunbul était la jacinthe dOrient et lont donc rendu par hyacinth. En réalité, il sagit ici du "nard de lHimalaya" (Valeriana jatamansi Jones ; sunbul hindi ou sunbul al-asâfîr, encore appelé sunbul al-tîb, sunbul par abréviation). Ce nard était utilisé comme parfum mais également comme aromate culinaire. Al-Biruni précise dailleurs à ce sujet quen art culinaire le nard de lHimalaya était lun des constituants dune composition aromatique contenant également du clou de girofle, de la même façon que lambre gris est parfois associé au musc. En cuisine, on pouvait utiliser aussi un autre sumbul, le "musc de racine" (musk rot), Ferula sumbul (Kauffm.) Hook. f., comme substitut du musc et conservateur daliments. »
Concernant plus précisément le confit de jacinthe de Constantinople, lauteur développe une double conclusion, la première postulant que ce confit a réellement existé, mais il en déduit « que ce "confit de jacinthe de Constantinople" est une pure création européenne, sans lien aucun avec les pays dorigine de la plante. ». La seconde conclusion supposant que « les mentions rapportant lexistence de ce produit ne sont que des assertions fautives, colportées dauteur à auteur, sans vérification préalable »µ{{{Conservatoire et Jardins botaniques de Genève (via "Ville de Genève" et "interroge.ch")µ.
Ceci étant, il n'y a priori aucun rapport (aucune source/référence) non plus concernant une quelconque toxicité de ces fleurs de Jacinthe (d'Orient), contrairement à celle de ses bulbesµ(rp*)µ.(1*)
Une huile essentielle obtenue à partir des fleurs est utilisée en parfumerie. 1 kg d'huile est obtenu à partir de 6 000 kg de fleurs. Un colorant bleu est obtenu à partir des fleursµ{{{5(+)µ
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