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Plante vivace stolonnante originaire des Amériques et cultivée pour ses délicieux petits fruits sucrés et juteux, peut-être les plus appréciés de tous.

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Illustration Fragaria x ananassa, Par Natasha melnikova, via wikimedia
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Par Deborah Griscom Passmore (1890), via wikimedia


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Illustration Fragaria x ananassa, Par Aktron, via wikimedia
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Par Aktron, via wikimedia


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Illustration Fragaria x ananassa, Par Deborah Griscom Passmore, via wikimedia
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Illustration Fragaria x ananassa, Par Bessler, B., Hortus Eystettensis (1613) Hort. Eystett., via plantillustrations
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Par Bessler, B., Hortus Eystettensis (1613) Hort. Eystett., via plantillustrations


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  • Détails

    :

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      FRAISIER

      Fragaria L.

      Famille des Rosacées.


      Noms étrangers : Strawberry (en), Erdbeere (de), Aardbezie (fl, nl), Jordbeer (da), Fragola (it), Fresa (es), Moranguoiro (pt).


      Plusieurs espèces du genre Fragaria ont été, à diverses époques, introduites dans les cultures et ont contribué à produire, soit par la simple amélioration des formes sauvages, soit par leur croisement entre elles, les variétés si diverses qui se rencontrent aujourd’hui dans les jardins. Le nombre de ces variétés est devenu tellement considérable, qu’il est absolument impossible de les mentionner toutes dans cet ouvrage, et nous avons dû en faire un choix comprenant seulement celles qui nous paraissent les plus méritantes, soit qu’elles réunissent à un haut degré différentes qualités, soit qu’elles conviennent d’une façon toute particulière à un emploi spécial. La précocité, la fertilité, le parfum, la finesse de goût, sont des qualités que tout le monde appréciera dans un fraisier, et c’est d’après le mérite des variétés sous ces différents rapports que l’amateur, cultivant chez lui et pour son propre usage, fera le choix des fraisiers qu’il lui convient de planter. Mais le jardinier qui force des fraises en primeur, ou le cultivateur qui les produit en grand pour l’approvisionnement d’un marché, devra trouver d’autres qualités dans les variétés qu’il adoptera, surtout si les fruits qu’il veut vendre doivent subir un transport un peu prolongé. La faculté de supporter le voyage sans en être endommagées a, dans ce dernier cas, une si grande importance, que bien souvent elle suffit seule à déterminer le choix des variétés qui paraissent sur les marchés.

      Tous les fraisiers cultivés possèdent en commun l’avantage d’une remarquable précocité et fournissent les premiers fruits qui mûrissent au printemps. Les soins qu’exige leur culture variant passablement selon l’espèce d’où proviennent les différentes variétés, nous nous abstiendrons de donner ici autre chose que des indications très générales à ce sujet. La durée germinative moyenne des graines de fraisiers est de trois années.

      Culture. — Presque tous les fraisiers redoutent la sécheresse et la trop grande chaleur ; on se trouvera donc bien de les planter en terre fraîche et dans une situation un peu abritée des rayons trop vifs du soleil. Si l’on y perd un peu sous le rapport de la précocité, la production sera, par contre, d’autant plus soutenue et plus abondante. La rusticité des fraisiers leur permet de passer l’hiver sans protection contre le froid, mais presque tous redoutent l’excès d’humidité, et sont exposés à pourrir du pied s’ils sont plantés dans une terre mal assainie. Il faut donc apporter une grande attention au drainage parfait du terrain qu’on veut planter en fraisiers. Une fois la chaleur venue, les fraisiers demandent au contraire des arrosements abondants ; on se trouvera bien, en général, de couvrir la terre où ils sont plantés d’un paillis un peu épais, qui entretiendra la fraîcheur au pied des plantes et permettra d’arroser moins souvent.

      Usage. — On mange le fruit frais, qui est excellent et très sain ; on en fait des conserves, des glaces, etc.


      FRAISIER DES BOIS

      Fragaria vesca L.


      Noms étrangers : Wood strawberry (en), Wald-Erdbeere (de).


      Indigène. — Plante vivace, herbacée, stolonifère ; feuilles ternées à folioles plissées, dentées, velues à la partie inférieure ; hampe florale dressée, rameuse, velue, dépassant légèrement le feuillage ; sépales du calice réfléchis après la floraison ; poils des pédoncules apprîmes. Fruits petits, pendants, arrondis ou coniques. Graines saillantes, menues, au nombre de 2500 dans un gramme.

      Cette espèce est commune dans les bois de tout l’hémisphère boréal, et spécialement dans les régions montagneuses. On la voit peu dans les jardins depuis l’introduction de la fraise des quatre saisons ; nous devons cependant en mentionner quelques formes qui se sont conservées jusqu’à présent dans les environs de Paris, par habitude d’abord, et aussi parce que le fruit de la fraise des bols a une finesse et un parfum tout particuliers. Dans les pays de plaines la saison en dure un mois à peine ; mais dans les montagnes, à cause de la différence d’époque de maturité qui résulte de l’altitude de plus en plus grande, on récolte des fraises des bols de juin jusqu’en septembre.


      FRAISE PETITE HÂTIVE DE FONTENAY.


      Synonyme : Fraise hâtive de Chatenay.


      Variété différant très peu de la Fr. des bois sauvage, très précoce, mûrissant sept ou huit jours avant la Fr. des Alpes. Fruit petit, rond, d’un rouge foncé quand il est très mur.

      Cette variété n’est pas remontante, c’est-à-dire qu’elle ne donne de fruit qu’au printemps.


      FRAISE DE MONTREUIL.


      Synonymes : Fraise de Montreuil à marteau, Fr. de Villebousin, Fr. de Ville-du-Bois, Fr. dent de cheval, Fr. Fressant.


      Variété bien distincte, à feuillage assez étroit, très blond, plissé, d’un aspect tout particulier. Plante vigoureuse, fertile, à fruits coniques assez allongés, parfois élargis en crête de coq, rouge foncé quand ils sont bien mûrs, ce qui n’arrive qu’un peu tard, vers la fin de juin ou au commencement de juillet.

      Cette variété est très productive ; elle ne remonte pas. Elle fut obtenue aux environs de Montlhéry, par un horticulteur du nom de Montreuil, au commencement du xviiie siècle.

      La Fr. monophylle, ou Fr. de Versailles, dans laquelle une seule foliole se développe à chaque feuille, est encore une variété du fraisier des bols. Elle a été obtenue par Duchesne, auteur de la célèbre Monographie du fraisier.


      FRAISIER DES ALPES

      Fragaria alpina Pers. — Fr. semperflorens Duch.


      Synonymes : Fraisier des quatre saisons, Fr. de tous les mois, Fr. des Alpes de deux saisons, Fr. perpétuel.

      Noms étrangers : Red alpine strawberry (en), Rothe Monats-Erdbeere (de), Alpe-Jordbeer (da), Fragola rossa di tutti i mesi (it).


      Fraise des Alpes (grosseur naturelle)
      Fraise des Alpes
      (grosseur naturelle)



      Indigène. — Vivace. — Plante bien différente du Fr. des bois, s’en distinguant par les dimensions un peu plus fortes de toutes ses parties, de son fruit particulièrement, et surtout par la faculté unique qu’il possède de remonter, c’est-à-dire de produire successivement des fleurs et des fruits pendant toute la belle saison. L’introduction de ce fraisier dans les cultures ne date pas d’une époque bien éloignée, car il fut apporté en France, du mont Cenis, par Fougeroux de Bondaroy, en 1754 ; mais il est promptement devenu l’objet d’une culture très importante, à cause de l’avantage précieux qu’il présente en fournissant des fraises à une époque où la production de toutes les autres variétés est épuisée depuis longtemps. La Fr. des Alpes ou dés quatre saisons présente à peu près les mêmes caractères d’aspect et de saveur que la Fr. des bois ; elle est cependant en général plus allongée, plus grosse et plus pointue. La graine en est aussi sensiblement plus grosse et plus longue : un gramme n’en contient que 1500 environ.

      Culture. — Comme le Fr. des Alpes se reproduit exactement par le semis avec tous ses caractères, beaucoup de jardiniers ont l’habitude de le semer au lieu de le multiplier par filets, et l’on s’accorde généralement à considérer les plantes venues de graines comme plus vigoureuses et plus productives que les autres. Pour s’assurer une production bien soutenue et bien abondante à l’arrière-saison, il est bon de laisser quelque repos aux plants de fraisiers sur lesquels on compte pour cette époque ; on doit pour cela ne pas les laisser fleurir au printemps, ou au moins cesser de bonne heure d’en cueillir les fruits et supprimer les montants et les filets, tout en continuant les arrosements. Des fraisiers des Alpes bien soignés doivent produire au mois de septembre à peu près aussi abondamment qu’au printemps ; la plus grande difflculté de leur culture consiste à les faire fructifier abondamment en juillet et en août.



      FRAISIER DES ALPES A FRUIT BLANC.


      Noms étrangers : White alpine strawberry (en), Weisse Monats-Erdbeere (de), Fragola bianca di tutti i mesi (it).


      Il existe de nombreuses variétés de fraisiers des Alpes : une des plus anciennement connues est celle à fruit blanc, qui diffère de la forme ordinaire par la couleur de son fruit et par sa saveur un peu moins acide ; elle est tout aussi remontante.


      FRAISE JANUS AMÉLIORÉE.


      Fraise améliorée Duru (grosseur naturelle)
      Fraise améliorée Duru
      (grosseur naturelle)



      Très belle variété de la fraise des Alpes, caractérisée par son fruit conique, gros, bien fait et prenant, à la maturité complète, une teinte presque noirâtre. Cette race est très fertile, très remontante et sous tous les rapports fort recommandable ; elle se reproduit assez fidèlement par le semis.

      Une autre race améliorée de fraisier des Alpes est assez souvent cultivée depuis quelques années, sous le nom de Fr. des quatre saisons améliorée Duru. Elle se distingue des autres par la forme particulière de son fruit, qui est très long et très mince. La couleur en est plus claire que celle de la fraise Janus.

      On pourrait augmenter beaucoup le volume de la fraise des Alpes par les semis et la sélection ; mais il ne faut pas perdre de vue que toute augmentation dans le. volume des fruits est généralement obtenue aux dépens de leur nombre ou de la durée de la fructification, qui est le vrai et le plus grand mérite d’une fraise des quatre saisons.


      FRAISE LA MEUDONNAISE.


      Cette variété, autrefois assez répandue aux environs de Paris, un peu délaissée aujourd’hui, se distingue, à première vue, de toutes les autres par ses feuilles assez blondes, qui présentent la particularité d’être, pour ainsi dire, cloquées ou renflées au milieu, au lieu d’être planes ou pliées en deux, comme celles de la plupart des| autres fraises des Alpes. Le fruit de la Meudonnaise est gros, conique et d’une couleur très foncée quand il est bien mûr ; la maturité en est assez tardive.


      FRAISIER DES ALPES SANS FILETS.


      Synonymes : Fraisier Gaillon, Fr. buisson, Fr. des Alpes sans coulants.

      Noms étrangers : Bush alpine strawberry (en), Monats-Erdbeere ohne Ranken (de), Fragola di tutti i mesi senza fili (it).


      Fraisier des Alpes sans filets (réduit au quart)
      Fraisier des Alpes sans filets
      (réduit au quart)



      Cette forme, très distincte, a l’avantage de ne pas produire de filets ou coulants, qui rendent souvent difficile l’entretien des plantations de fraisiers ; elle convient tout particulièrement pour ce motif à la formation des bordures. Il en existe une variété à fruit rouge et une autre à fruit blanc ; toutes deux sont rustiques, fertiles, remontantes, et se reproduisent presque sans aucune variation par la voie du semis. Elles peuvent aussi se multiplier par la division des touffes.


      FRAISIER ÉTOILE

      Fragaria collina Ehrh.


      Synonymes : Breslinge, Craquelin, Fraisier vineux de Champagne.


      Indigène. — Vivace. — Ce fraisier ressemble, à première vue, par ses caractères de végétation, au Fr. commun et au Fr. des Alpes ; il se distingue cependant du premier par ses filets simples et non composés d’articles successifs, et du second en ce qu’il n’est pas remontant. Ses fruits sont plus arrondis et bien plus obtus que ceux du Fr. des bois ; ils sont aussi un peu plus gros et fréquemment atténués près du calice en une sorte de col rétréci ; leur couleur est beaucoup plus terne et moins luisante que celle des autres fraises, sauf les caprons, et, comme ceux-ci, ils ont souvent le côté de l’ombre à peine coloré. La chair en est assez ferme, beurrée, bien pleine et d’une saveur musquée très particulière. Les graines en sont relativement grosses : un gramme n’en contient que 1100 environ ; elles sont espacées à la surface du fruit et assez profondément enfoncées. En somme, ce fraisier ressemble au Fr. des bois par tous ses caractères, excepté par son fruit, qui se rapproche beaucoup plus de la fraise capron que de toute autre.

      D’après les derniers travaux de M. J. Gay, le Fr. de Bargemont (Fr. Majaufea Duch.) ne serait qu’une forme du Fr. collina. Ces deux fraisiers, qui autrefois se rencontraient de temps en temps dans les jardins, sont à peu près inconnus aujourd’hui en dehors des collections botaniques.



      FRAISIER CAPRON

      Fragaria elatior Ehrh.


      Noms étrangers : Busk-Jordbeer, Spanske-J. (da).


      Indigène. — Vivace. — Plante stolonifère, à feuilles plissées, d’un vert foncé, terne, passablement velues ; fleurs le plus souvent dioïques par avortement. Fruits d’un rouge très foncé violacé ; graines noires, enfoncées, au nombre de 1200 environ dans un gramme. Sur certains pieds, les pistils se développent seuls, sur d’autres seulement les étamines ; de sorte que la fécondation ne peut se faire sûrement que si les deux formes se trouvent réunies à petite distance l’une de l’autre.

      Culture. — Les caprons, comme la plupart des fraisiers, se multiplient principalement par les coulants ou filets qu’ils donnent en abondance. Toutes les races cultivées de ce fraisier, dérivant d’une plante indigène en France, sont parfaitement rustiques et d’une culture très facile ; néanmoins, depuis l’apparition et la vulgarisation des nombreuses races de grosses fraises ou fraises ananas aujourd’hui connues, les caprons ont beaucoup perdu de la faveur dont ils jouissaient autrefois ; la saveur particulière et extrêmement forte de leurs fruits déplait à beaucoup de personnes, et ils n’ont pas, comme la Fr. des quatre saisons, l’avantage de donner une seconde récolte à l’automne. Toute bonne terre saine leur convient, et les plantes peuvent être laissées plusieurs années au même endroit ; mais il est nécessaire, pour en obtenir une fructification abondante, de s’assurer, au moment de la plantation, qu’on en possède des individus mâles et d’autres femelles : c’est la conséquence naturelle de ce que nous avons dit sur la séparation des sexes dans cette espèce.


      FRAISE CAPRON FRAMBOISE.


      Synonyme : Fraise abricot.

      Noms étrangers : Common Hautbois strawberry, Hautbois Str., Hautbois or Musky Str., Old Hautbois Str., Original Hautbois Str., Diœcious Hautbois Str. (en).


      Fraise capron framboisé (grosseur naturelle)
      Fraise capron framboisé
      (grosseur naturelle)



      Cette variété présente tous les caractères que nous avons indiqués comme étant ceux de l’espèce dont elle sort ; la végétation en est vigoureuse, le feuillage abondant. Les fruits, très nombreux, presque sphériques, légèrement rétrécis, allongés en col et dépourvus de graines à l’endroit où ils sont insérés sur le calice, ne mûrissent que vers la fin de juin, et présentent alors une couleur rouge violacé ou lie de vin. Chair très pleine, juteuse, beurrée et fondante, blanche ou légèrement jaune, quelquefois un peu verdâtre ; à saveur très prononcée, rappelant un peu celle de la framboise ou plutôt du cassis. Feuilles à pétioles très velus, surtout dans la jeunesse.


      FRAISE BELLE BORDELAISE.


      Plante moins développée que le capron framboise, plus trapue, plus ramassée ; feuillage d’un vert blond un peu grisâtre ; folioles ovales-allongées, à nervures bien marquées et dentelures aiguës et profondes ; hampes florales dressées, s’élevant bien au-dessus du feuillage ; fleurs assez grandes, d’un blanc pur, à pétales très arrondis. Fruits mûrissant vers le milieu de juin, gros, assez allongés, souvent coniques, dépassant notablement en volume ceux du capron framboise.


      FRAISIER ÉCARLATE.

      Fragaria virginiana Ehrh.


      Amérique septentrionale. — Vivace. — Plante stolonifère, à feuilles longues, non plissées, presque entièrement glabres, ainsi que les pétioles. Fruits nombreux, petits, arrondis, à pédicelles très minces. Graines profondément enfoncées, assez petites, brunes, au nombre de 1500 environ dans un gramme.

      Le Fr. écarlate est d’une culture très facile : il est hâtif, rustique et très durable ; mais les fruits, presque sphériques, amincis près de leur point d’insertion en un col dépourvu de graines, d’une couleur rouge écarlate assez vive, même à la maturité, en sont malheureusement fort petits, et la plante ne remonte pas, double désavantage qui l’a fait délaisser comme bien d’autres, en faveur des grosses fraises ou de la Fr. des quatre saisons.


      FRAISIER ÉCARLATE DE VIRGINIE.


      Synonymes : Fr. Framboise, Fr. de Virginie, Guigne de Virginie, Quoimia de Virginie.

      Noms étrangers : Old scarlet strawberry, Scarlet Virginia Str. (en), Virginische Erdbeere (de).


      Cette race représente le type botanique de l’espèce à peine modifié par la culture ; nous ne voyons donc rien à ajouter à la description donnée pour l’espèce.

      Les variétés obtenues par simple variation du Fr. virginiana ont à peu près disparu des cultures ; mais, par contre, plusieurs variétés obtenues par le croisement de cette espèce avec le Fr. ananas ont conservé des caractères qui rappellent parfaitement ceux du Fr. écarlate.


      FRAISIER DU CHILI.

      Fragaria chilensis Duch.


      Chili. — Vivace. — Plante stolonifère, très velue dans toutes ses parties, trapue ; fleurs dioïques par avortement, très larges, d’abord d’un blanc jaunâtre, devenant ensuite d’un blanc pur ; pétioles gros et courts, teintés de rouge ; folioles presque rondes, à dentelures très grandes et très obtuses. Fruit gros, généralement de forme irrégulière, d’une couleur orangée, et plus ou moins velu sur la peau elle-même ; graines noires, saillantes, relativement grosses, au nombre de 800 à 900 dans un gramme. Maturité tardive. A l’étal spontané, au Chili même, ce fraisier se montre sous des formes assez diverses. Il se présente tantôt à fruit blanc couvert de graines noires, tantôt à fruit saumoné ou orangé pâle ; la fleur est parfois blanc pur, parfois jaune-soufre passant au blanc après l’épanouissement. Le Fr. du Chili n’est pas parfaitement rustique dans toute la France. Il réussit fort bien dans les climats maritimes, et particulièrement en Bretagne, où il est cultivé sur une très grande échelle à Plougastel, aux environs de Brest ; à Paris, il souffre assez du froid dans les hivers rigoureux ou humides, et il y est plutôt cultivé à titre de curiosité qu’autrement. Comme les autres fraisiers, celui du Chili se multiplie par ses coulants. Il fut rapporté du Chili en 1714, par Frézier.


      FRAISIER DU CHILI VRAI.


      Synonymes : Frutiller, Quoimio du Chili.

      Noms étrangers : True Chili strawberry (en), Riesen Erdbeere, Chili E. (de), Frutilla, Frutillar (es).


      Plante tardive, très velue, à gros fruits orangés, mûrissant assez tard dans la saison, et d’une saveur particulière un peu fade et pas très parfumée. Graines noires, saillantes, surmontées par les pistils persistants. Ce fraisier, comme nous l’avons dit, n’est pas bien rustique à Paris, et sa réussite n’est certaine en France que dans le voisinage des côtes.


      FRAISIER ANANAS

      Fragaria grandiflora Ehrh.


      Synonymes : Fraisier de la Caroline, Fr. de Surinam.


      L’origine de cette forme de fraisier à gros fruit a toujours été fort obscure. Dès l’époque de son introduction dans les cultures, vers le milieu du siècle dernier, on ne savait quelle origine exacte lui assigner. Du reste, deux fraisiers ont porté le nom d’ananas : l’un, décrit par Poiteau, n’est pas le véritable Fr. ananas ; l’autre, beaucoup plus cultivé, répandu en Angleterre et en Hollande, paraît avoir donné naissance par variation, peut-être par croisement, à la plupart des fraises à gros fruit dites anglaises. Il est fort possible que le Fr. ananas lui-même soit issu du croisement du Fr. du Chili et d’une autre espèce botanique. Le Fr. ananas, tel qu’il a été conservé dans quelques collections, est vigoureux, assez trapu ; ses feuilles rappellent passablement celles du Fr. de Virginie ; les hampes en sont vigoureuses, pas très élevées, un peu velues ; les fleurs très grandes. Le fruit est rond ou un peu en cœur, d’un rose pâle légèrement jaunâtre ou saumoné ; la chair est très blanche, souvent creuse au centre. Les graines sont brunes, moyennes, peu enfoncées ; un gramme en contient environ 1100.

      De ce fraisier sont sortis, par la voie du semis, des milliers de variétés distinctes dont nous allons énumérer les meilleures et les plus intéressantes.



      FRAISES HYBRIDES.


      Synonymes : Grosses fraises, Fraises anglaises.

      Noms étrangers : Grossfrüchtige Erdbeeren (de), Freson (es).


      Les diverses variétés qu’on réunit sous la dénomination de grosses fraises sont loin de présenter des caractères identiques. Nous ne chercherons donc pas à faire une description générale de plantes aussi différentes les unes des autres. Pour donner une idée des dissemblances qu’elles présentent, nous dirons que la couleur des fruits varie du blanc au rouge noir, et leur poids de 5 à 60 grammes. La saveur du fruit, la grosseur et l’enfoncement des graines, les dimensions des fleurs, la précocité, la quantité de coulants produite, ne donnent pas lieu à des différences moins accentuées.

      Culture. — Les grosses fraises aiment une terre saine, profonde et substantielle ; elles s’accommodent assez aisément des diverses natures de terrain, pourvu qu’elles n’aient pas à souffrir de l’humidité stagnante, qui est ce qu’elles redoutent le plus. Toute terre de jardin peut être amenée, par un défoncement modéré et l’emploi d’amendements appropriés à sa nature, à produire de belles fraises, à moins que le climat ne soit d’une sécheresse excessive.

      On ne sème guère les grosses fraises que dans le but d’en obtenir des variétés nouvelles ; presque toujours elles se multiplient par le moyen de coulants ou filets enracinés, et en effet ce mode de propagation est si prompt et si facile, qu’on n’en saurait désirer de préférable. Les coulants sont des rameaux très minces et allongés, qui, à l’extrémité d’une portion nue et semblable à un morceau de ficelle plus ou moins long, présentent un bouquet de feuilles porté sur un renflement qui émet promptement des racines et se fixe au sol à une légère distance de la plante mère. Dans les grosses fraises, les coulants ne s’arrêtent pas après s’être enracinés une première fois, mais ils portent jusqu’à quatre ou cinq bouquets de feuilles qui se développent et s’enracinent les uns après les autres, si les conditions sont favorables à leur végétation. Les coulants commencent à se montrer au moment de la floraison et continuent à s’allonger pendant toute la belle saison ; il s’en développe même de nouveaux pendant tout l’été, surtout si les premiers ont été supprimés.

      Vers le mois d’août, les premiers plants provenant des filets sont enracinés et assez forts pour être plantés. On les met alors en place, soit en bordures, soit en planches contenant trois ou quatre rangs de fraisiers espacés d’environ 0m,50 en tous sens. La terre doit avoir été bien travaillée et bien fumée avant la plantation et recouverte d’un bon paillis. Dès le printemps suivant, les jeunes plants commencent à produire, et les fruits sont d’autant plus abondants et plus beaux que les coulants sont supprimés avec plus de soin. Aussitôt que les premiers fruits sont formés, il est bon de placer à la surface de la terre, soit de la paille longue, soit des ardoises ou des tuiles, pour défendre les jeunes fruits du contact du sol humide ; ils mûrissent ainsi un peu plus rapidement, et surtout restent propres, même après les pluies abondantes.

      Une planche de fraisiers reste ordinairement bien productive pendant deux ou trois saisons ; il faut, dès la seconde année de production, s’occuper de la remplacer pour avoir toujours une plantation jeune et en plein rapport Les filets les plus faibles et ceux qui se sont développés le plus tard à l’automne peuvent être conservés en pépinière pour être mis en place au printemps ; mais il ne faut pas espérer en obtenir de fruits avant la seconde année de plantation.

      La culture forcée des grosses fraises se fait quelquefois en serre, plus habituellement en bâches chauffées au thermosiphon. On élève en pots les plantes destinées à subir cette culture, et on les soumet à l’action de la chaleur artificielle à partir de la fin du mois d’octobre et successivement, jusqu’à la saison où les fraises commencent à mûrir en pleine terre. En laissant se développer les premiers coulants des fraisiers cultivés en pleine terre, en les pinçant après le premier nœud, et en faisant enraciner la jeune plante, non pas dans le sol même de la planche, mais dans un godet rempli de bonne terre, on peut obtenir des pieds de fraisiers assez avancés pour qu’après un rempotage à l’automne, ils puissent être forcés dès l’hiver suivant. Ce même procédé peut être employé pour avancer les fraisiers destinés à la plantation en pleine terre.

      Les variétés de grosses fraises qui conviennent le mieux à la culture forcée sont : la Princesse royale, la Marguerite, la Vicomtesse Héricart de Thury, la Constante ; et dans les variétés étrangères : la Black Prince, Keen’s seedling et British Qusen.

      Usage. — Le fruit se mange frais ; on l’emploie aussi cuit, sous forme de confitures ou de conserves.


      FRAISE AMIRAL DUNDAS (Myatt).


      Fraise Amiral Dundas (grosseur naturelle)
      Fraise Amiral Dundas
      (grosseur naturelle)



      Plante assez vigoureuse ; feuillage d’un vert foncé ; pétioles longs, rougeâtre, velus ; folioles ovales-allongées, assez souvent au nombre de quatre, en cuiller, à dentelures aiguës ; pédoncules forts, ramifiés, le plus souvent feuilles ; fleurs larges, blanches, pas très nombreuses. Fruits coniques, allongés, quelquefois carrés du bout, d’un rouge foncé à la maturité, à graines nombreuses, presque noires, demi-enfoncées ; chair blanc rosé, ferme, sucrée. Variété fertile et de maturité tardive.

      Ce fraisier donne des filets très gros et très épais, velus et faiblement teintés de rouge, Il en produit en assez grand nombre pour se multiplier facilement et rapidement. C’est, malgré tous ses mérites, un fraisier d’amateur plutôt qu’une variété de grande culture ; bien que connu depuis une vingtaine d’années aux environs de Paris, il n’a pas été adopté par les maraîchers.


      FRAISE BARNE’S LARGE WHITE (Barne).


      Plante de vigueur moyenne, assez trapue ; feuilles arrondies, d’un vert foncé luisant, à dentelures profondes et assez aiguës, nervures très apparentes ; pétioles longs et minces, verts ; fleurs nombreuses, relativement petites, portées sur des pédoncules courts, ramifiés, dépassant à peine le feuillage. Fruits arrondis ou coniques, obtus, d’un blanc légèrement rosé ; graines demi-saillantes, rouges ou brunes ; chair très blanche, un peu flasque, sucrée, juteuse, à goût musqué assez prononcé. Maturité demi-tardive.

      Plante très fertile, et remarquable surtout par la couleur blanche de son fruit. Après la fructification, elle reste remarquablement compacte et trapue ; elle ne produit que peu de coulants : ceux-ci sont courts, raides, assez gros ; les bouquets de feuilles qu’ils portent sont plus rapprochés les uns des autres que dans la plupart des autres fraisiers.


      FRAISE BICOLORE (de Jonghe).


      Plante assez vigoureuse ; feuillage abondant, d’un vert franc luisant, à folioles ovales très allongées, un peu flasques ; pédoncule élevé, très ramifié, souvent feuille ; pétioles longs, verts ; fleurs presque pendantes. Fruits très nombreux, petits, presque sphériques, avec un col très prononcé, rétréci et dépourvu de graines ; d’une couleur orangée très pâle, restant parfois tout à fait blancs du côté opposé au soleil ; chair d’un blanc jaunâtre, extrêmement beurrée, juteuse, sucrée et parfumée.

      La Fr. bicolore est une de celles qui payent le moins de mine : elle manque de volume et de couleur ; mais, par contre, elle est d’une délicatesse toute particulière et diffère complètement de toutes les autres fraises hybrides. On pourrait presque la dire intermédiaire, par la saveur, entre une fraise anglaise et un caprou. La production en est très hâtive et très soutenue.


      FRAISE BRITISH QUEEN (Myatt).


      Fraise British Queen (grosseur naturelle)
      Fraise British Queen
      (grosseur naturelle)



      Plante de taille moyenne, un peu délicate ; feuilles ovales, assez longues, à pétiole velu, souvent rougeâtre; folioles ovales, presque arrondies,, à dentelures très grandes et peu profondes ; fleurs très larges, portées sur des pédoncules vigoureux dépassant généralement le feuillage. Fruits très gros, oblongs, souvent aplatis, à bout conique ou carré, d'une couleur rouge vermillon, ne devenant jamais bien foncée ; graines brunes assez saillantes; pédicelles assez gros, velus ; chair blanche, ferme, très juteuse, sucrée, extrêmement parfumée, d'une grande finesse. Certainement une des meilleures de toutes les fraises au point de vue de la qualité ; recommandable surtout pour les terres fortes et fraîches.

      Cette excellente fraise serait certainement plus répandue dans les cultures si elle était plus rustique, et surtout si la multiplication n'en était rendue lente et difficile par ce fait qu'elle ne produit que très peu de coulants; ceux qu'elle donne sont minces et grêles.


      FRAISE CAROLINA SUPERBA (Kitley).


      Fraise Carolina superba (grosseur naturelle)
      Fraise Carolina superba
      (grosseur naturelle)



      Plante assez vigoureuse, velue dans toutes ses parties; feuillage d'un vert foncé, luisant en dessus; folioles ovales, plissées ou contournées, souvent en cuiller; fleurs moyennes, nombreuses, portées sur des pédoncules assez vigoureux, mais dépassant à peine le feuillage. Fruits gros, en cœur, un peu courts, de couleur vermillon; graines demi-saillantes; chair très blanche, fondante, beurrée, parfumée, légèrement musquée. Très bonne variété, assez fertile, mais un peu délicate. Maturité demi-tardive.

      Assez voisine de la Fr. British Queen par ses autres caractères de végétation, cette variété en diffère par ses filets, qui sont gros, épais et velus ; ils ne sont pas très abondants, et nous les avons vus quelquefois fleurir dans l'année même, mais ce fait est exceptionnel.



      FRAISE DOCTEUR HOGG (Bradley).


      Plante très voisine de la Fr. British Queen par ses caractères de végétation, un peu plus ramassée, à folioles plus arrondies, et donnant des fruits plus gros, en forme de cœur, d'une belle couleur rouge écarlate, à graines jaunes ou brunes, demi-saillantes. Chair très pleine, ferme, d'un blanc rosé, juteuse et beurrée, d'un parfum délicat, quelquefois musqué. Maturité demi-tardive.


      FRAISE DOCTEUR MORÈRE (Berger).


      Fraisier très vigoureux ; pétioles et tiges assez velus ; feuilles grandes, larges, d’un vert très foncé ; folioles larges, presque toujours plissées sur la nervure médiane, un peu gaufrées et contournées ; dentelures très grandes, assez profondes et assez aiguës ; pédoncules forts, dressés, souvent feuilles ; calice très large ; fleurs grandes, assez nombreuses, faisant place à des fruits dont la grosseur diminue rapidement du premier aux derniers. Fruits très gros, un peu courts, d’un rouge très foncé à la maturité ; graines noires assez saillantes ; chair rose, fondante, sucrée, juteuse, assez parfumée, mais souvent creuse au centre. Le goût du fruit rappelle un peu celui de la Fr. du Chili.

      Cette variété, d’obtention récente, est déjà cultivée en grand dans les environs de Paris pour l’approvisionnement du marché.


      Fraise Docteur Morère (grosseur naturelle) </ul><span class=




  • Dénominations

    :

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    • Nom botanique :

      Fragaria x ananassa (Weston) Duchesne ex Rozier (1788)

    • Synonymes français

      :

      fraisier commun, fraisier des jardins, fraise {fruit}, fraise commune {fruit}, fraise des jardins {fruit}, fraisier ananas

    • Synonymes

      :

      Fragaria grandiflora, Fragaria x magna auct. (synonyme, selon GRIN [non Fragaria magna Thuill. 1984]), Potentilla x ananassa (Duchesne ex Rozier) Mabb. 2002 (synonyme selon, GRIN ; nom accepté et "synonyme de" {nom retenu}, selon TPL) ;

      Dont basionyme : Fragaria chiloensis ( L. ) Mill. var. ananassa Weston 1771 ;
      Dont homonyme(s) : Fragaria x ananassa Duchesne ex Rozier 1785, Fragaria x ananassa (Weston) Duchesne 1788 ;

    • Noms anglais et locaux

      :

      garden strawberry, European strawberry, strawberry, Ananaserdbeere (de), Erdbeere (de), Gartenerdbeere (de), Kulturerdbeere (de), oranda-ichigo (jp romaji), ttalgi (ko transcrit), morangueiro (pt), fresa (es), fresa ananás (es) ;





  • Description et culture

    :

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    • Description

      :

      Plante vivace stolonnante originaire des Amériques et cultivée pour ses délicieux petits fruits sucrés et juteux, peut-être les plus appréciés de tous.

    • Description détaillée

      :

      FRAISIER

      Fragaria L.

      Famille des Rosacées.


      Noms étrangers : Strawberry (en), Erdbeere (de), Aardbezie (fl, nl), Jordbeer (da), Fragola (it), Fresa (es), Moranguoiro (pt).


      Plusieurs espèces du genre Fragaria ont été, à diverses époques, introduites dans les cultures et ont contribué à produire, soit par la simple amélioration des formes sauvages, soit par leur croisement entre elles, les variétés si diverses qui se rencontrent aujourd’hui dans les jardins. Le nombre de ces variétés est devenu tellement considérable, qu’il est absolument impossible de les mentionner toutes dans cet ouvrage, et nous avons dû en faire un choix comprenant seulement celles qui nous paraissent les plus méritantes, soit qu’elles réunissent à un haut degré différentes qualités, soit qu’elles conviennent d’une façon toute particulière à un emploi spécial. La précocité, la fertilité, le parfum, la finesse de goût, sont des qualités que tout le monde appréciera dans un fraisier, et c’est d’après le mérite des variétés sous ces différents rapports que l’amateur, cultivant chez lui et pour son propre usage, fera le choix des fraisiers qu’il lui convient de planter. Mais le jardinier qui force des fraises en primeur, ou le cultivateur qui les produit en grand pour l’approvisionnement d’un marché, devra trouver d’autres qualités dans les variétés qu’il adoptera, surtout si les fruits qu’il veut vendre doivent subir un transport un peu prolongé. La faculté de supporter le voyage sans en être endommagées a, dans ce dernier cas, une si grande importance, que bien souvent elle suffit seule à déterminer le choix des variétés qui paraissent sur les marchés.

      Tous les fraisiers cultivés possèdent en commun l’avantage d’une remarquable précocité et fournissent les premiers fruits qui mûrissent au printemps. Les soins qu’exige leur culture variant passablement selon l’espèce d’où proviennent les différentes variétés, nous nous abstiendrons de donner ici autre chose que des indications très générales à ce sujet. La durée germinative moyenne des graines de fraisiers est de trois années.

      Culture. — Presque tous les fraisiers redoutent la sécheresse et la trop grande chaleur ; on se trouvera donc bien de les planter en terre fraîche et dans une situation un peu abritée des rayons trop vifs du soleil. Si l’on y perd un peu sous le rapport de la précocité, la production sera, par contre, d’autant plus soutenue et plus abondante. La rusticité des fraisiers leur permet de passer l’hiver sans protection contre le froid, mais presque tous redoutent l’excès d’humidité, et sont exposés à pourrir du pied s’ils sont plantés dans une terre mal assainie. Il faut donc apporter une grande attention au drainage parfait du terrain qu’on veut planter en fraisiers. Une fois la chaleur venue, les fraisiers demandent au contraire des arrosements abondants ; on se trouvera bien, en général, de couvrir la terre où ils sont plantés d’un paillis un peu épais, qui entretiendra la fraîcheur au pied des plantes et permettra d’arroser moins souvent.

      Usage. — On mange le fruit frais, qui est excellent et très sain ; on en fait des conserves, des glaces, etc.


      FRAISIER DES BOIS

      Fragaria vesca L.


      Noms étrangers : Wood strawberry (en), Wald-Erdbeere (de).


      Indigène. — Plante vivace, herbacée, stolonifère ; feuilles ternées à folioles plissées, dentées, velues à la partie inférieure ; hampe florale dressée, rameuse, velue, dépassant légèrement le feuillage ; sépales du calice réfléchis après la floraison ; poils des pédoncules apprîmes. Fruits petits, pendants, arrondis ou coniques. Graines saillantes, menues, au nombre de 2500 dans un gramme.

      Cette espèce est commune dans les bois de tout l’hémisphère boréal, et spécialement dans les régions montagneuses. On la voit peu dans les jardins depuis l’introduction de la fraise des quatre saisons ; nous devons cependant en mentionner quelques formes qui se sont conservées jusqu’à présent dans les environs de Paris, par habitude d’abord, et aussi parce que le fruit de la fraise des bols a une finesse et un parfum tout particuliers. Dans les pays de plaines la saison en dure un mois à peine ; mais dans les montagnes, à cause de la différence d’époque de maturité qui résulte de l’altitude de plus en plus grande, on récolte des fraises des bols de juin jusqu’en septembre.


      FRAISE PETITE HÂTIVE DE FONTENAY.


      Synonyme : Fraise hâtive de Chatenay.


      Variété différant très peu de la Fr. des bois sauvage, très précoce, mûrissant sept ou huit jours avant la Fr. des Alpes. Fruit petit, rond, d’un rouge foncé quand il est très mur.

      Cette variété n’est pas remontante, c’est-à-dire qu’elle ne donne de fruit qu’au printemps.


      FRAISE DE MONTREUIL.


      Synonymes : Fraise de Montreuil à marteau, Fr. de Villebousin, Fr. de Ville-du-Bois, Fr. dent de cheval, Fr. Fressant.


      Variété bien distincte, à feuillage assez étroit, très blond, plissé, d’un aspect tout particulier. Plante vigoureuse, fertile, à fruits coniques assez allongés, parfois élargis en crête de coq, rouge foncé quand ils sont bien mûrs, ce qui n’arrive qu’un peu tard, vers la fin de juin ou au commencement de juillet.

      Cette variété est très productive ; elle ne remonte pas. Elle fut obtenue aux environs de Montlhéry, par un horticulteur du nom de Montreuil, au commencement du xviiie siècle.

      La Fr. monophylle, ou Fr. de Versailles, dans laquelle une seule foliole se développe à chaque feuille, est encore une variété du fraisier des bols. Elle a été obtenue par Duchesne, auteur de la célèbre Monographie du fraisier.


      FRAISIER DES ALPES

      Fragaria alpina Pers. — Fr. semperflorens Duch.


      Synonymes : Fraisier des quatre saisons, Fr. de tous les mois, Fr. des Alpes de deux saisons, Fr. perpétuel.

      Noms étrangers : Red alpine strawberry (en), Rothe Monats-Erdbeere (de), Alpe-Jordbeer (da), Fragola rossa di tutti i mesi (it).


      Fraise des Alpes (grosseur naturelle)
      Fraise des Alpes
      (grosseur naturelle)



      Indigène. — Vivace. — Plante bien différente du Fr. des bois, s’en distinguant par les dimensions un peu plus fortes de toutes ses parties, de son fruit particulièrement, et surtout par la faculté unique qu’il possède de remonter, c’est-à-dire de produire successivement des fleurs et des fruits pendant toute la belle saison. L’introduction de ce fraisier dans les cultures ne date pas d’une époque bien éloignée, car il fut apporté en France, du mont Cenis, par Fougeroux de Bondaroy, en 1754 ; mais il est promptement devenu l’objet d’une culture très importante, à cause de l’avantage précieux qu’il présente en fournissant des fraises à une époque où la production de toutes les autres variétés est épuisée depuis longtemps. La Fr. des Alpes ou dés quatre saisons présente à peu près les mêmes caractères d’aspect et de saveur que la Fr. des bois ; elle est cependant en général plus allongée, plus grosse et plus pointue. La graine en est aussi sensiblement plus grosse et plus longue : un gramme n’en contient que 1500 environ.

      Culture. — Comme le Fr. des Alpes se reproduit exactement par le semis avec tous ses caractères, beaucoup de jardiniers ont l’habitude de le semer au lieu de le multiplier par filets, et l’on s’accorde généralement à considérer les plantes venues de graines comme plus vigoureuses et plus productives que les autres. Pour s’assurer une production bien soutenue et bien abondante à l’arrière-saison, il est bon de laisser quelque repos aux plants de fraisiers sur lesquels on compte pour cette époque ; on doit pour cela ne pas les laisser fleurir au printemps, ou au moins cesser de bonne heure d’en cueillir les fruits et supprimer les montants et les filets, tout en continuant les arrosements. Des fraisiers des Alpes bien soignés doivent produire au mois de septembre à peu près aussi abondamment qu’au printemps ; la plus grande difflculté de leur culture consiste à les faire fructifier abondamment en juillet et en août.



      FRAISIER DES ALPES A FRUIT BLANC.


      Noms étrangers : White alpine strawberry (en), Weisse Monats-Erdbeere (de), Fragola bianca di tutti i mesi (it).


      Il existe de nombreuses variétés de fraisiers des Alpes : une des plus anciennement connues est celle à fruit blanc, qui diffère de la forme ordinaire par la couleur de son fruit et par sa saveur un peu moins acide ; elle est tout aussi remontante.


      FRAISE JANUS AMÉLIORÉE.


      Fraise améliorée Duru (grosseur naturelle)
      Fraise améliorée Duru
      (grosseur naturelle)



      Très belle variété de la fraise des Alpes, caractérisée par son fruit conique, gros, bien fait et prenant, à la maturité complète, une teinte presque noirâtre. Cette race est très fertile, très remontante et sous tous les rapports fort recommandable ; elle se reproduit assez fidèlement par le semis.

      Une autre race améliorée de fraisier des Alpes est assez souvent cultivée depuis quelques années, sous le nom de Fr. des quatre saisons améliorée Duru. Elle se distingue des autres par la forme particulière de son fruit, qui est très long et très mince. La couleur en est plus claire que celle de la fraise Janus.

      On pourrait augmenter beaucoup le volume de la fraise des Alpes par les semis et la sélection ; mais il ne faut pas perdre de vue que toute augmentation dans le. volume des fruits est généralement obtenue aux dépens de leur nombre ou de la durée de la fructification, qui est le vrai et le plus grand mérite d’une fraise des quatre saisons.


      FRAISE LA MEUDONNAISE.


      Cette variété, autrefois assez répandue aux environs de Paris, un peu délaissée aujourd’hui, se distingue, à première vue, de toutes les autres par ses feuilles assez blondes, qui présentent la particularité d’être, pour ainsi dire, cloquées ou renflées au milieu, au lieu d’être planes ou pliées en deux, comme celles de la plupart des| autres fraises des Alpes. Le fruit de la Meudonnaise est gros, conique et d’une couleur très foncée quand il est bien mûr ; la maturité en est assez tardive.


      FRAISIER DES ALPES SANS FILETS.


      Synonymes : Fraisier Gaillon, Fr. buisson, Fr. des Alpes sans coulants.

      Noms étrangers : Bush alpine strawberry (en), Monats-Erdbeere ohne Ranken (de), Fragola di tutti i mesi senza fili (it).


      Fraisier des Alpes sans filets (réduit au quart)
      Fraisier des Alpes sans filets
      (réduit au quart)



      Cette forme, très distincte, a l’avantage de ne pas produire de filets ou coulants, qui rendent souvent difficile l’entretien des plantations de fraisiers ; elle convient tout particulièrement pour ce motif à la formation des bordures. Il en existe une variété à fruit rouge et une autre à fruit blanc ; toutes deux sont rustiques, fertiles, remontantes, et se reproduisent presque sans aucune variation par la voie du semis. Elles peuvent aussi se multiplier par la division des touffes.


      FRAISIER ÉTOILE

      Fragaria collina Ehrh.


      Synonymes : Breslinge, Craquelin, Fraisier vineux de Champagne.


      Indigène. — Vivace. — Ce fraisier ressemble, à première vue, par ses caractères de végétation, au Fr. commun et au Fr. des Alpes ; il se distingue cependant du premier par ses filets simples et non composés d’articles successifs, et du second en ce qu’il n’est pas remontant. Ses fruits sont plus arrondis et bien plus obtus que ceux du Fr. des bois ; ils sont aussi un peu plus gros et fréquemment atténués près du calice en une sorte de col rétréci ; leur couleur est beaucoup plus terne et moins luisante que celle des autres fraises, sauf les caprons, et, comme ceux-ci, ils ont souvent le côté de l’ombre à peine coloré. La chair en est assez ferme, beurrée, bien pleine et d’une saveur musquée très particulière. Les graines en sont relativement grosses : un gramme n’en contient que 1100 environ ; elles sont espacées à la surface du fruit et assez profondément enfoncées. En somme, ce fraisier ressemble au Fr. des bois par tous ses caractères, excepté par son fruit, qui se rapproche beaucoup plus de la fraise capron que de toute autre.

      D’après les derniers travaux de M. J. Gay, le Fr. de Bargemont (Fr. Majaufea Duch.) ne serait qu’une forme du Fr. collina. Ces deux fraisiers, qui autrefois se rencontraient de temps en temps dans les jardins, sont à peu près inconnus aujourd’hui en dehors des collections botaniques.



      FRAISIER CAPRON

      Fragaria elatior Ehrh.


      Noms étrangers : Busk-Jordbeer, Spanske-J. (da).


      Indigène. — Vivace. — Plante stolonifère, à feuilles plissées, d’un vert foncé, terne, passablement velues ; fleurs le plus souvent dioïques par avortement. Fruits d’un rouge très foncé violacé ; graines noires, enfoncées, au nombre de 1200 environ dans un gramme. Sur certains pieds, les pistils se développent seuls, sur d’autres seulement les étamines ; de sorte que la fécondation ne peut se faire sûrement que si les deux formes se trouvent réunies à petite distance l’une de l’autre.

      Culture. — Les caprons, comme la plupart des fraisiers, se multiplient principalement par les coulants ou filets qu’ils donnent en abondance. Toutes les races cultivées de ce fraisier, dérivant d’une plante indigène en France, sont parfaitement rustiques et d’une culture très facile ; néanmoins, depuis l’apparition et la vulgarisation des nombreuses races de grosses fraises ou fraises ananas aujourd’hui connues, les caprons ont beaucoup perdu de la faveur dont ils jouissaient autrefois ; la saveur particulière et extrêmement forte de leurs fruits déplait à beaucoup de personnes, et ils n’ont pas, comme la Fr. des quatre saisons, l’avantage de donner une seconde récolte à l’automne. Toute bonne terre saine leur convient, et les plantes peuvent être laissées plusieurs années au même endroit ; mais il est nécessaire, pour en obtenir une fructification abondante, de s’assurer, au moment de la plantation, qu’on en possède des individus mâles et d’autres femelles : c’est la conséquence naturelle de ce que nous avons dit sur la séparation des sexes dans cette espèce.


      FRAISE CAPRON FRAMBOISE.


      Synonyme : Fraise abricot.

      Noms étrangers : Common Hautbois strawberry, Hautbois Str., Hautbois or Musky Str., Old Hautbois Str., Original Hautbois Str., Diœcious Hautbois Str. (en).


      Fraise capron framboisé (grosseur naturelle)
      Fraise capron framboisé
      (grosseur naturelle)



      Cette variété présente tous les caractères que nous avons indiqués comme étant ceux de l’espèce dont elle sort ; la végétation en est vigoureuse, le feuillage abondant. Les fruits, très nombreux, presque sphériques, légèrement rétrécis, allongés en col et dépourvus de graines à l’endroit où ils sont insérés sur le calice, ne mûrissent que vers la fin de juin, et présentent alors une couleur rouge violacé ou lie de vin. Chair très pleine, juteuse, beurrée et fondante, blanche ou légèrement jaune, quelquefois un peu verdâtre ; à saveur très prononcée, rappelant un peu celle de la framboise ou plutôt du cassis. Feuilles à pétioles très velus, surtout dans la jeunesse.


      FRAISE BELLE BORDELAISE.


      Plante moins développée que le capron framboise, plus trapue, plus ramassée ; feuillage d’un vert blond un peu grisâtre ; folioles ovales-allongées, à nervures bien marquées et dentelures aiguës et profondes ; hampes florales dressées, s’élevant bien au-dessus du feuillage ; fleurs assez grandes, d’un blanc pur, à pétales très arrondis. Fruits mûrissant vers le milieu de juin, gros, assez allongés, souvent coniques, dépassant notablement en volume ceux du capron framboise.


      FRAISIER ÉCARLATE.

      Fragaria virginiana Ehrh.


      Amérique septentrionale. — Vivace. — Plante stolonifère, à feuilles longues, non plissées, presque entièrement glabres, ainsi que les pétioles. Fruits nombreux, petits, arrondis, à pédicelles très minces. Graines profondément enfoncées, assez petites, brunes, au nombre de 1500 environ dans un gramme.

      Le Fr. écarlate est d’une culture très facile : il est hâtif, rustique et très durable ; mais les fruits, presque sphériques, amincis près de leur point d’insertion en un col dépourvu de graines, d’une couleur rouge écarlate assez vive, même à la maturité, en sont malheureusement fort petits, et la plante ne remonte pas, double désavantage qui l’a fait délaisser comme bien d’autres, en faveur des grosses fraises ou de la Fr. des quatre saisons.


      FRAISIER ÉCARLATE DE VIRGINIE.


      Synonymes : Fr. Framboise, Fr. de Virginie, Guigne de Virginie, Quoimia de Virginie.

      Noms étrangers : Old scarlet strawberry, Scarlet Virginia Str. (en), Virginische Erdbeere (de).


      Cette race représente le type botanique de l’espèce à peine modifié par la culture ; nous ne voyons donc rien à ajouter à la description donnée pour l’espèce.

      Les variétés obtenues par simple variation du Fr. virginiana ont à peu près disparu des cultures ; mais, par contre, plusieurs variétés obtenues par le croisement de cette espèce avec le Fr. ananas ont conservé des caractères qui rappellent parfaitement ceux du Fr. écarlate.


      FRAISIER DU CHILI.

      Fragaria chilensis Duch.


      Chili. — Vivace. — Plante stolonifère, très velue dans toutes ses parties, trapue ; fleurs dioïques par avortement, très larges, d’abord d’un blanc jaunâtre, devenant ensuite d’un blanc pur ; pétioles gros et courts, teintés de rouge ; folioles presque rondes, à dentelures très grandes et très obtuses. Fruit gros, généralement de forme irrégulière, d’une couleur orangée, et plus ou moins velu sur la peau elle-même ; graines noires, saillantes, relativement grosses, au nombre de 800 à 900 dans un gramme. Maturité tardive. A l’étal spontané, au Chili même, ce fraisier se montre sous des formes assez diverses. Il se présente tantôt à fruit blanc couvert de graines noires, tantôt à fruit saumoné ou orangé pâle ; la fleur est parfois blanc pur, parfois jaune-soufre passant au blanc après l’épanouissement. Le Fr. du Chili n’est pas parfaitement rustique dans toute la France. Il réussit fort bien dans les climats maritimes, et particulièrement en Bretagne, où il est cultivé sur une très grande échelle à Plougastel, aux environs de Brest ; à Paris, il souffre assez du froid dans les hivers rigoureux ou humides, et il y est plutôt cultivé à titre de curiosité qu’autrement. Comme les autres fraisiers, celui du Chili se multiplie par ses coulants. Il fut rapporté du Chili en 1714, par Frézier.


      FRAISIER DU CHILI VRAI.


      Synonymes : Frutiller, Quoimio du Chili.

      Noms étrangers : True Chili strawberry (en), Riesen Erdbeere, Chili E. (de), Frutilla, Frutillar (es).


      Plante tardive, très velue, à gros fruits orangés, mûrissant assez tard dans la saison, et d’une saveur particulière un peu fade et pas très parfumée. Graines noires, saillantes, surmontées par les pistils persistants. Ce fraisier, comme nous l’avons dit, n’est pas bien rustique à Paris, et sa réussite n’est certaine en France que dans le voisinage des côtes.


      FRAISIER ANANAS

      Fragaria grandiflora Ehrh.


      Synonymes : Fraisier de la Caroline, Fr. de Surinam.


      L’origine de cette forme de fraisier à gros fruit a toujours été fort obscure. Dès l’époque de son introduction dans les cultures, vers le milieu du siècle dernier, on ne savait quelle origine exacte lui assigner. Du reste, deux fraisiers ont porté le nom d’ananas : l’un, décrit par Poiteau, n’est pas le véritable Fr. ananas ; l’autre, beaucoup plus cultivé, répandu en Angleterre et en Hollande, paraît avoir donné naissance par variation, peut-être par croisement, à la plupart des fraises à gros fruit dites anglaises. Il est fort possible que le Fr. ananas lui-même soit issu du croisement du Fr. du Chili et d’une autre espèce botanique. Le Fr. ananas, tel qu’il a été conservé dans quelques collections, est vigoureux, assez trapu ; ses feuilles rappellent passablement celles du Fr. de Virginie ; les hampes en sont vigoureuses, pas très élevées, un peu velues ; les fleurs très grandes. Le fruit est rond ou un peu en cœur, d’un rose pâle légèrement jaunâtre ou saumoné ; la chair est très blanche, souvent creuse au centre. Les graines sont brunes, moyennes, peu enfoncées ; un gramme en contient environ 1100.

      De ce fraisier sont sortis, par la voie du semis, des milliers de variétés distinctes dont nous allons énumérer les meilleures et les plus intéressantes.



      FRAISES HYBRIDES.


      Synonymes : Grosses fraises, Fraises anglaises.

      Noms étrangers : Grossfrüchtige Erdbeeren (de), Freson (es).


      Les diverses variétés qu’on réunit sous la dénomination de grosses fraises sont loin de présenter des caractères identiques. Nous ne chercherons donc pas à faire une description générale de plantes aussi différentes les unes des autres. Pour donner une idée des dissemblances qu’elles présentent, nous dirons que la couleur des fruits varie du blanc au rouge noir, et leur poids de 5 à 60 grammes. La saveur du fruit, la grosseur et l’enfoncement des graines, les dimensions des fleurs, la précocité, la quantité de coulants produite, ne donnent pas lieu à des différences moins accentuées.

      Culture. — Les grosses fraises aiment une terre saine, profonde et substantielle ; elles s’accommodent assez aisément des diverses natures de terrain, pourvu qu’elles n’aient pas à souffrir de l’humidité stagnante, qui est ce qu’elles redoutent le plus. Toute terre de jardin peut être amenée, par un défoncement modéré et l’emploi d’amendements appropriés à sa nature, à produire de belles fraises, à moins que le climat ne soit d’une sécheresse excessive.

      On ne sème guère les grosses fraises que dans le but d’en obtenir des variétés nouvelles ; presque toujours elles se multiplient par le moyen de coulants ou filets enracinés, et en effet ce mode de propagation est si prompt et si facile, qu’on n’en saurait désirer de préférable. Les coulants sont des rameaux très minces et allongés, qui, à l’extrémité d’une portion nue et semblable à un morceau de ficelle plus ou moins long, présentent un bouquet de feuilles porté sur un renflement qui émet promptement des racines et se fixe au sol à une légère distance de la plante mère. Dans les grosses fraises, les coulants ne s’arrêtent pas après s’être enracinés une première fois, mais ils portent jusqu’à quatre ou cinq bouquets de feuilles qui se développent et s’enracinent les uns après les autres, si les conditions sont favorables à leur végétation. Les coulants commencent à se montrer au moment de la floraison et continuent à s’allonger pendant toute la belle saison ; il s’en développe même de nouveaux pendant tout l’été, surtout si les premiers ont été supprimés.

      Vers le mois d’août, les premiers plants provenant des filets sont enracinés et assez forts pour être plantés. On les met alors en place, soit en bordures, soit en planches contenant trois ou quatre rangs de fraisiers espacés d’environ 0m,50 en tous sens. La terre doit avoir été bien travaillée et bien fumée avant la plantation et recouverte d’un bon paillis. Dès le printemps suivant, les jeunes plants commencent à produire, et les fruits sont d’autant plus abondants et plus beaux que les coulants sont supprimés avec plus de soin. Aussitôt que les premiers fruits sont formés, il est bon de placer à la surface de la terre, soit de la paille longue, soit des ardoises ou des tuiles, pour défendre les jeunes fruits du contact du sol humide ; ils mûrissent ainsi un peu plus rapidement, et surtout restent propres, même après les pluies abondantes.

      Une planche de fraisiers reste ordinairement bien productive pendant deux ou trois saisons ; il faut, dès la seconde année de production, s’occuper de la remplacer pour avoir toujours une plantation jeune et en plein rapport Les filets les plus faibles et ceux qui se sont développés le plus tard à l’automne peuvent être conservés en pépinière pour être mis en place au printemps ; mais il ne faut pas espérer en obtenir de fruits avant la seconde année de plantation.

      La culture forcée des grosses fraises se fait quelquefois en serre, plus habituellement en bâches chauffées au thermosiphon. On élève en pots les plantes destinées à subir cette culture, et on les soumet à l’action de la chaleur artificielle à partir de la fin du mois d’octobre et successivement, jusqu’à la saison où les fraises commencent à mûrir en pleine terre. En laissant se développer les premiers coulants des fraisiers cultivés en pleine terre, en les pinçant après le premier nœud, et en faisant enraciner la jeune plante, non pas dans le sol même de la planche, mais dans un godet rempli de bonne terre, on peut obtenir des pieds de fraisiers assez avancés pour qu’après un rempotage à l’automne, ils puissent être forcés dès l’hiver suivant. Ce même procédé peut être employé pour avancer les fraisiers destinés à la plantation en pleine terre.

      Les variétés de grosses fraises qui conviennent le mieux à la culture forcée sont : la Princesse royale, la Marguerite, la Vicomtesse Héricart de Thury, la Constante ; et dans les variétés étrangères : la Black Prince, Keen’s seedling et British Qusen.

      Usage. — Le fruit se mange frais ; on l’emploie aussi cuit, sous forme de confitures ou de conserves.


      FRAISE AMIRAL DUNDAS (Myatt).


      Fraise Amiral Dundas (grosseur naturelle)
      Fraise Amiral Dundas
      (grosseur naturelle)



      Plante assez vigoureuse ; feuillage d’un vert foncé ; pétioles longs, rougeâtre, velus ; folioles ovales-allongées, assez souvent au nombre de quatre, en cuiller, à dentelures aiguës ; pédoncules forts, ramifiés, le plus souvent feuilles ; fleurs larges, blanches, pas très nombreuses. Fruits coniques, allongés, quelquefois carrés du bout, d’un rouge foncé à la maturité, à graines nombreuses, presque noires, demi-enfoncées ; chair blanc rosé, ferme, sucrée. Variété fertile et de maturité tardive.

      Ce fraisier donne des filets très gros et très épais, velus et faiblement teintés de rouge, Il en produit en assez grand nombre pour se multiplier facilement et rapidement. C’est, malgré tous ses mérites, un fraisier d’amateur plutôt qu’une variété de grande culture ; bien que connu depuis une vingtaine d’années aux environs de Paris, il n’a pas été adopté par les maraîchers.


      FRAISE BARNE’S LARGE WHITE (Barne).


      Plante de vigueur moyenne, assez trapue ; feuilles arrondies, d’un vert foncé luisant, à dentelures profondes et assez aiguës, nervures très apparentes ; pétioles longs et minces, verts ; fleurs nombreuses, relativement petites, portées sur des pédoncules courts, ramifiés, dépassant à peine le feuillage. Fruits arrondis ou coniques, obtus, d’un blanc légèrement rosé ; graines demi-saillantes, rouges ou brunes ; chair très blanche, un peu flasque, sucrée, juteuse, à goût musqué assez prononcé. Maturité demi-tardive.

      Plante très fertile, et remarquable surtout par la couleur blanche de son fruit. Après la fructification, elle reste remarquablement compacte et trapue ; elle ne produit que peu de coulants : ceux-ci sont courts, raides, assez gros ; les bouquets de feuilles qu’ils portent sont plus rapprochés les uns des autres que dans la plupart des autres fraisiers.


      FRAISE BICOLORE (de Jonghe).


      Plante assez vigoureuse ; feuillage abondant, d’un vert franc luisant, à folioles ovales très allongées, un peu flasques ; pédoncule élevé, très ramifié, souvent feuille ; pétioles longs, verts ; fleurs presque pendantes. Fruits très nombreux, petits, presque sphériques, avec un col très prononcé, rétréci et dépourvu de graines ; d’une couleur orangée très pâle, restant parfois tout à fait blancs du côté opposé au soleil ; chair d’un blanc jaunâtre, extrêmement beurrée, juteuse, sucrée et parfumée.

      La Fr. bicolore est une de celles qui payent le moins de mine : elle manque de volume et de couleur ; mais, par contre, elle est d’une délicatesse toute particulière et diffère complètement de toutes les autres fraises hybrides. On pourrait presque la dire intermédiaire, par la saveur, entre une fraise anglaise et un caprou. La production en est très hâtive et très soutenue.


      FRAISE BRITISH QUEEN (Myatt).


      Fraise British Queen (grosseur naturelle)
      Fraise British Queen
      (grosseur naturelle)



      Plante de taille moyenne, un peu délicate ; feuilles ovales, assez longues, à pétiole velu, souvent rougeâtre; folioles ovales, presque arrondies,, à dentelures très grandes et peu profondes ; fleurs très larges, portées sur des pédoncules vigoureux dépassant généralement le feuillage. Fruits très gros, oblongs, souvent aplatis, à bout conique ou carré, d'une couleur rouge vermillon, ne devenant jamais bien foncée ; graines brunes assez saillantes; pédicelles assez gros, velus ; chair blanche, ferme, très juteuse, sucrée, extrêmement parfumée, d'une grande finesse. Certainement une des meilleures de toutes les fraises au point de vue de la qualité ; recommandable surtout pour les terres fortes et fraîches.

      Cette excellente fraise serait certainement plus répandue dans les cultures si elle était plus rustique, et surtout si la multiplication n'en était rendue lente et difficile par ce fait qu'elle ne produit que très peu de coulants; ceux qu'elle donne sont minces et grêles.


      FRAISE CAROLINA SUPERBA (Kitley).


      Fraise Carolina superba (grosseur naturelle)
      Fraise Carolina superba
      (grosseur naturelle)



      Plante assez vigoureuse, velue dans toutes ses parties; feuillage d'un vert foncé, luisant en dessus; folioles ovales, plissées ou contournées, souvent en cuiller; fleurs moyennes, nombreuses, portées sur des pédoncules assez vigoureux, mais dépassant à peine le feuillage. Fruits gros, en cœur, un peu courts, de couleur vermillon; graines demi-saillantes; chair très blanche, fondante, beurrée, parfumée, légèrement musquée. Très bonne variété, assez fertile, mais un peu délicate. Maturité demi-tardive.

      Assez voisine de la Fr. British Queen par ses autres caractères de végétation, cette variété en diffère par ses filets, qui sont gros, épais et velus ; ils ne sont pas très abondants, et nous les avons vus quelquefois fleurir dans l'année même, mais ce fait est exceptionnel.



      FRAISE DOCTEUR HOGG (Bradley).


      Plante très voisine de la Fr. British Queen par ses caractères de végétation, un peu plus ramassée, à folioles plus arrondies, et donnant des fruits plus gros, en forme de cœur, d'une belle couleur rouge écarlate, à graines jaunes ou brunes, demi-saillantes. Chair très pleine, ferme, d'un blanc rosé, juteuse et beurrée, d'un parfum délicat, quelquefois musqué. Maturité demi-tardive.


      FRAISE DOCTEUR MORÈRE (Berger).


      Fraisier très vigoureux ; pétioles et tiges assez velus ; feuilles grandes, larges, d’un vert très foncé ; folioles larges, presque toujours plissées sur la nervure médiane, un peu gaufrées et contournées ; dentelures très grandes, assez profondes et assez aiguës ; pédoncules forts, dressés, souvent feuilles ; calice très large ; fleurs grandes, assez nombreuses, faisant place à des fruits dont la grosseur diminue rapidement du premier aux derniers. Fruits très gros, un peu courts, d’un rouge très foncé à la maturité ; graines noires assez saillantes ; chair rose, fondante, sucrée, juteuse, assez parfumée, mais souvent creuse au centre. Le goût du fruit rappelle un peu celui de la Fr. du Chili.

      Cette variété, d’obtention récente, est déjà cultivée en grand dans les environs de Paris pour l’approvisionnement du marché.


      Fraise Docteur Morère (grosseur naturelle) <br><span class=
    • Culture en pleine terre

      :

      Préfère un sol fertile, bien drainé et hydrophile, en exposition ensoleillée. Tolère la mi-ombre, bien que la production de fruits soit réduite en cas de croissance dans un tel emplacement. Les fraisiers apprécient un paillis de feuilles de pin ou d'épicéa. Le fraisier est largement cultivé dans les régions tempérées pour ses fruits comestibles. Il existe de nombreuses variétés ​​pouvant produire des fruits de la fin du printemps (sous cloches) à la fin de l'automne. La plupart des variétés de fraisiers sont sensibles à la longueur du jour et ne fleurissent qu'à certaines périodes de l'année. Cependant, plusieurs cultivars ont été sélectionnés, insensibles à la longueur du jour et capables de produire des fruits pendant la majeure partie de l'été. Ces cultivars sont généralement appelés « remontants ». La floraison peut être endommagée par les gelées printanières tardives. La paille d'avoine ne doit pas être utilisée comme paillis, car elle peut infecter les fraisiers par la pyrale des tiges et des bulbes. Les fraisiers sont très sensibles aux maladies virales, généralement propagées par un puceron. Les plants ont tendance à dégénérer après quelques années et doivent être remplacés. Les graines constituent un moyen de multiplication sûr, car cette espèce étant d'origine hybride, elles ne se reproduiront pas fidèlement. Le fraisier est une bonne plante compagne, poussant bien avec les haricots nains, les épinards, la bourrache, la laitue et le pyrèthre. Pour la conception d'une polyculture ainsi que pour l'architecture aérienne (forme – arbre, arbuste, etc. et taille indiquées ci-dessus), des informations sur le port et le système racinaire sont également utiles et sont présentées ici si disponibles. Le port de la plante est un stolon se propageant indéfiniment par rhizomes ou stolons. Le système racinaire est fibreux et se divise en un grand nombre de racines fines. Le système racinaire est stolonifère, s'enracinant à partir de tiges rampantes au-dessus du solµ{{{5(+)µ. Les fraisiers sont généralement récoltés de la fin du printemps au début de l'été, selon la variété et le climat. Les fraisiers fleurissent généralement au printemps. La croissance des fraisiers est relativement rapide, les plants produisant des fruits dès la première année de plantation, surtout lorsqu'ils sont multipliés par stolonsµ{{{5(x)µ

    • Exposition

      :

      ensoleillée

    • Associations

      :

      En plantant l'ail entre les fraisiers ceux-ci seront protégés contre la pourriture grise (botrytis sp.). L'ail se récolte en juillet août, lorsque deux feuilles jaunissent. Il laisse la place pour repiquer des poireaux qui profiteront du voisinage des fraisiers et assureront à leur tour la protection contre la pourriture grise. L'ail débarrasse le sol des nématodes.

    • Multiplication

      :

        ✖

      Semis : semez au début du printemps en serre. La germination peut prendre 4 semaines ou plus. Les plantules sont très petites et leur croissance est lente au début, mais elles poussent ensuite rapidement. Repiquez-les dans des pots individuels lorsqu'elles sont suffisamment grandes pour être manipulées et plantez-les en plein air pendant l'été. Il s'agit d'une espèce hybride et les graines ne se reproduisent pas fidèlement, bien que ce soit la seule façon de développer de nouvelles variétés. La division des stolons, de préférence en juillet/août, permet aux plantes de s'établir pour la récolte de l'année suivanteµ{{{5(+)µ. Elles peuvent également être déplacées au printemps suivant si nécessaire, mais il ne faut pas les laisser fructifier la première année. Les stolons peuvent être plantés directement à leur emplacement définitifµ{{{5(x)µ


    • Nombre de graines au gramme

      : 800-2500


    • dont infos de "FOOD PLANTS INTERNATIONAL" :

      • Description

        :

        Une herbe qui pousse d'année en année. Les tiges sont courtes. Les feuilles se forment dans un anneau et la plante a des coureurs avec de nouveaux anneaux de feuilles. Les feuilles ont 3 folioles. La tige des feuilles mesure 1,5 cm de long. Ils ont des poils doux. Les folioles peuvent mesurer 1,8 à 7 cm de long sur 1,3 à 6 cm de large. Il y a des dents le long du bord. Les pousses fleuries mesurent jusqu'à 26 cm de long. Il peut y avoir 16 fleurs sur des branches divisées en 2 à chaque joint. Les faux fruits sont ronds ou ovales et mesurent 4,5 cm de long sur 5,5 cm de large. Il existe de nombreuses variétés cultivées{{{0(+x) (traduction automatique).

        Original : A herb which keeps growing from year to year. The stems are short. The leaves occur in a ring and the plant has runners with new rings of leaves. The leaves have 3 leaflets. The leaf stalk is 1.5 cm long. They have soft hairs. The leaflets can be 1.8-7 cm long by 1.3-6 cm wide. There are teeth along the edge. The flowering shoots are up to 26 cm long. There can be 16 flowers on branches that divided into 2 at each joint. The false fruits are round or oval and 4.5 cm long by 5.5 cm wide. There are many cultivated varieties{{{0(+x).

      • Production

        :

        Il peut y avoir 200 g de fruits par plante. Normalement, les plantes ne produisent que 4 à 5 ans. Le temps entre le repiquage et la première récolte prend 6 mois à 1600 m{{{0(+x) (traduction automatique).

        Original : There can be 200 g of fruit per plant. Normally plants only produce for 4-5 years. The time from transplanting to first harvest takes 6 months at 1600 m{{{0(+x).

      • Culture

        :

        Les plantes sont cultivées à partir de coureurs. Ces coureurs forment des racines puis de nouvelles plantes. Pour certaines variétés, les fleurs nécessitent des journées courtes et un temps chaud, sinon seuls les coureurs se forment. Les plantes forment peu de coureurs lorsqu'il n'y a pas de froid hivernal. Les plantes sont espacées d'environ 45 cm en rangées espacées de 75 cm{{{0(+x) (traduction automatique).

        Original : Plants are grown from runners. These runners form roots and then new plants. For some varieties flowers require short days and warm weather, otherwise only runners form. Plants form few runners when there is no winter cold. Plants are spaced about 45 cm apart in rows 75 cm apart{{{0(+x).

Tableau semis-récolte
Code couleur

Ce tableau est donné à titre indicatif et plutôt en fonction d'un climat - tempéré - océanique (bien que les marges soient assez larges et celui-ci changeant, notamment à cause du réchauffement). Dans le doute, préférez/privilégiez la/les période(s) (mois) située(s) au milieu de chaque phase (semis sous abri, semis en plein-e air-terre, repiquage/plantation...), hors gelées et selon la lune de préférence.

À noter également que, si les conditions requises sont adéquates (ensoleillement, chaleur, humidité, ventilation...), il est possible de cultiver (et donc récolter) la plupart des plantes durant toute l'année (dans une véranda, une serre chauffée ou même une maison bioclimatique par exemple) et de rendre ainsi "vivaces" (faire perdurer/pérenniser d'une année sur l'autre) certaines d'entre elles généralement cultivées comme annuelles sous nos latitudes. Bien sûr cela doit être réalisé dans le plus grand respect de l'environnement.




  • Associations/Compagnonnage

    :

      ✖

    • Compagnons :

      ail, bourrache, ciboulette, échalote, épinard, haricot (surtout nain), laitue, mâche, navet, oignon, poireau, pois, pyrèthre, radis, soucis, thym, tomate

    • Amis aidants :

      pyrèthre (éloigne insectes)

    • Amis aidés :

      haricot

    • Enemis :

      chou

    • Tableau des associations (compagne)




  • Miam

    Consommation

    (rapports de comestibilité, parties utilisables et usages alimentaires correspondants) :

      ✖

    Les fruits sont consommés crus ou cuits, de multiples manières. Les jeunes feuilles sont également comestibles.

    Détails :

    Fruitµ0(+)µ (fruitsµ0(+),27(+)µ {faux-fruits : peau, chair/pulpe et grainesµ{{{(dp*)µ} crusµ0(+x)µ ou cuits [nourriture/aliment, base boissons/breuvages et/ou assaisonnementµ{{{(dp*)µ {aromatisationµ0(+x)µ}]) comestibleµ0(+x),27(+x)µ.

    Parties comestibles : fruit, feuilles ;

    Utilisations comestibles :

    Fruit - cru. Les fruits des meilleurs cultivars sont sucrés et succulents avec une saveur exquiseµ{{{5(K)µ. Les fraises sont un fruit très populaire et sont largement disponibles en été. Le fruit de certains cultivars mesure jusqu'à 3 cm de diamètreµ{{{5(+)µ. Les fruits mûrs sont consommés crus. Ils sont également utilisés dans les desserts, confitures, conserves et pour l'aromatisationµ{{{0(+x)µ.

    Jeunes feuilles - cruesµ{{{5(K)µ ou cuitesµ{{{(dp*)µ.(1*)



    Partie testée

    : fruit{{{0(+x) (traduction automatique).

    Original : Fruit{{{0(+x)

    Taux d'humidité Énergie (kj) Énergie (kcal) Protéines (g)
    91.2 126 30 0.6

    Pro-
    vitamines A (µg)
    Vitamines C (mg) Fer (mg) Zinc (mg)
    3 57 0.4 0.1



  • Précautions

    Risques et précautions à prendre

    :

      ✖

    (1*)ATTENTION : les feuilles fanées pourraient être toxiques. Les fruits sont comestibles mais pourraient provoquer de l'urticaire chez certaines personnesµ{{{~~27(+x)(dp*)µ.



  • Usages médicinaux

    :

      ✖

    PRINCIPES ACTIFS (feuilles et rhizome) : tanins, silice et sels minéraux (fer, phosphore), vitamine C, flavones, HE (150 substances différentes), substances soufrées volatiles, pectine, histamine (d’où les réactions allergiques provoquées par ses fruits).

    INDICATIONS traditionnelles :

    - feuille : astringente et diurétique (succédané du café)
    - racine : traitement de la diarrhée (mais moins active que la Bistorte ou la Tormentille)
    - fruit : utilisé dans la préparation Weleda « Hepatodoron », il est hépatologie-tonique et intervient dans la formation du sangµ{{{medecine-integreeµ



  • Autres usages

    :

      ✖

    Utilisations agroforestières : Les fraises peuvent servir de couvre-sol, contribuant ainsi à prévenir l’érosion des sols. Elles peuvent également être intégrées à des systèmes de cultures mixtes pour améliorer la biodiversité. Accumulateur dynamique qui collecte les minéraux ou les nutriments du sol et les stocke sous une forme plus biodisponible, utilisé comme engrais ou pour améliorer le paillis.

    1. Nectar : Fleurs riches en nectar et en pollen : Oui. Les fleurs de fraisier sont riches en nectar et en pollen, attirant divers pollinisateurs comme les abeilles et les papillons.

    2. Faune : Nourriture (fruits, graines, litière de feuilles, abri, nidification, perchoir) : Oui. Les fraises fournissent de la nourriture sous forme de fruits aux oiseaux et autres animaux sauvages. Les plantes peuvent également créer une couverture végétale et un habitat.

    3. Abri pour les invertébrés (sites d’hivernage, litière de feuilles, couvre-sol) : Oui. Les fraises peuvent fournir un abri aux invertébrés et la litière de feuilles peut contribuer à la diversité des habitats.

    4. Déstabilisateur de nuisibles (odeur) : Non. Les fraises n’ont pas d’odeur forte qui pourrait efficacement perturber ou dissuader les nuisiblesµ{{{5(x)µ



  • Petite histoire-géo

    :

      ✖

    Avant l’apparition de la fraise de jardin (Fragaria x ananassa), c’était plutôt la fraise des bois ou Fragaria vesca qui était largement cultivé. En effet, la culture de la fraise remonte au 14e siècle sur le continent européen. Même, Charles V, roi de France entre 1362 et 1380, en avait dans son jardin royal. Il y a aussi des mentions comme quoi des peuples autochtones du Chili, les Mapuches et les Huilliches, cultivaient la fraise avant l’arrivée des Européens en 1551. La Fragaria x anananssa fit son apparition en Bretagne autour de l’an 1750. Elle provient d’un croisement accidentel entre Fragaria virginiana une variété nord-américaine et Fragaria chiloensis, une variété provenant du Chiliµ{{{lesspontanesµ.


  • Autres infos

    :

      ✖

    Hybride de F. virginiana x F. chiloensisµ{{{INPIµ.


    dont infos de "FOOD PLANTS INTERNATIONAL" :

    • Statut

      :

      En Papouasie-Nouvelle-Guinée, il est planté et devient de plus en plus commun dans les hautes terres{{{0(+x) (traduction automatique).

      Original : In Papua New Guinea, being planted and becoming more common in the highlands{{{0(+x).

    • Distribution

      :

      Il convient aux endroits tempérés et subtropicaux. Il peut être cultivé dans les hautes terres des régions tropicales. Il peut être cultivé à mi-ombre ou en plein soleil. En Inde, il pousse entre 1 000 et 2 300 m d'altitude. Un pH de 5,7 à 6,5 est le meilleur. Il existe des variétés à jour court et à jour long. Au Malawi, ils sont cultivés à plus de 900 m d'altitude. Il convient aux zones de rusticité 3-10{{{0(+x) (traduction automatique).

      Original : It suits temperate and subtropical locations. It can be grown in the highlands in tropical regions. It can be grown in semi-shade or full sun. In India it grows between 1,000-2,300 m altitude. A pH of 5.7-6.5 is best. There are short day and long day varieties. In Malawi they are grown over 900 m altitude. It suits hardiness zones 3-10{{{0(+x).

    • Localisation

      :

      Africa, Albania, Asia, Australia, Azerbaijan, Brazil, China, Cook Islands, Cuba, East Africa, Ethiopia, Europe*, Finland, France, Hawaii, India, Indochina, Indonesia, Italy, Kenya, Lithuania, Madagascar, Malawi, Malaysia, Malta, Mexico, Monaco, Niger, North America, Pacific, Papua New Guinea, PNG, Philippines, Poland, Scandinavia, SE Asia, Sikkim, Slovenia, South America, Spain, Switzerland, Tasmania, Thailand, USA, Vanuatu, Vietnam, West Africa, Zimbabwe{{{0(+x) (traduction automatique).

      Original : Africa, Albania, Asia, Australia, Azerbaijan, Brazil, China, Cook Islands, Cuba, East Africa, Ethiopia, Europe*, Finland, France, Hawaii, India, Indochina, Indonesia, Italy, Kenya, Lithuania, Madagascar, Malawi, Malaysia, Malta, Mexico, Monaco, Niger, North America, Pacific, Papua New Guinea, PNG, Philippines, Poland, Scandinavia, SE Asia, Sikkim, Slovenia, South America, Spain, Switzerland, Tasmania, Thailand, USA, Vanuatu, Vietnam, West Africa, Zimbabwe{{{0(+x).

    • Notes

      :

      Il existe 12 espèces de Fragaria. La fraise de jardin est un croisement naturel entre Fragaria chiloensis et Fragaria virginiana. Ces deux ont 8 ensembles de chromosomes{{{0(+x) (traduction automatique).

      Original : There are 12 Fragaria species. The garden strawberry is a natural cross between Fragaria chiloensis and Fragaria virginiana. These both have 8 sets of chromosomes{{{0(+x).




  • Liens, sources et/ou références



      ✖

    • Sources et/ou références :

      Tela Botanica ; Wikipedia ;

      dont classification :
      "The Plant List" (en anglais) ; "GRIN" (en anglais) ; INPI (en anglais) ;

      dont livres et bases de données : 0"Food Plants International" (en anglais), 27Dictionnaire des plantes comestibles (livre, page 140, par Louis Bubenicek) ;

      86Tous les légumes (de Victor Renaud, éditions Ulmer, 2003) / détails du livre

      dont biographie/références de "FOOD PLANTS INTERNATIONAL" :

      Ambasta, S.P. (Ed.), 2000, The Useful Plants of India. CSIR India. p 227 (As Fragaria chiloensis) ; Bernholt, H. et al, 2009, Plant species richness and diversity in urban and peri-urban gardens of Niamey, Niger. Agroforestry Systems 77:159-179 ; Brown, D., 2002, The Royal Horticultural Society encyclopedia of Herbs and their uses. DK Books. p 216 ; Cheifetz, A., (ed), 1999, 500 popular vegetables, herbs, fruits and nuts for Australian Gardeners. Random House p 197 ; Cours compl. agric. 5:52, t. 5, fig. 1. 1785 (A. N. Duchesne in J. B. A. P. M. de Lamarck, Encycl. 2:538. 1788)(A. N. Duchesne, Hist. nat. frais. 190. 1766, as "races principales") ; Cundall, P., (ed.), 2004, Gardening Australia: flora: the gardener's bible. ABC Books. p 609 ; Facciola, S., 1998, Cornucopia 2: a Source Book of Edible Plants. Kampong Publications, p 198 ; Flowerdew, B., 2000, Complete Fruit Book. Kyle Cathie Ltd., London. p 60 ; Hedrick, U.P., 1919, (Ed.), Sturtevant's edible plants of the world. p 313 ; Hibbert, M., 2002, The Aussie Plant Finder 2002, Florilegium. p 103 ; Hu, Shiu-ying, 2005, Food Plants of China. The Chinese University Press. p 433 ; Jardin, C., 1970, List of Foods Used In Africa, FAO Nutrition Information Document Series No 2.p 138 ; Jones, J.K., 1979, Strawberry, in Simmonds, N.W., (ed), Crop Plant Evolution. Longmans. London. p 237 ; Glowinski, L., 1999, The Complete Book of Fruit Growing in Australia. Lothian. p 149 ; Kiple, K.F. & Ornelas, K.C., (eds), 2000, The Cambridge World History of Food. CUP p 1859 ; Lazarides, M. & Hince, B., 1993, Handbook of Economic Plants of Australia, CSIRO. p 116 ; Lorenzi, H., Bacher, L., Lacerda, M. & Sartori, S., 2006, Brazilian Fruits & Cultivated Exotics. Sao Paulo, Instituto Plantarum de Estuados da Flora Ltda. p 486 ; Lyle, S., 2006, Discovering fruit and nuts. Land Links. p 213 ; Macmillan, H.F. (Revised Barlow, H.S., et al) 1991, Tropical Planting and Gardening. Sixth edition. Malayan Nature Society. Kuala Lumpur. p 315 ; Molla, A., Ethiopian Plant Names. https://www.ethiopic.com/aplants.htm ; Plants For A Future database, The Field, Penpol, Lostwithiel, Cornwall, PL22 0NG, UK. https://www.scs.leeds.ac.uk/pfaf/ ; PROSEA (Plant Resources of South East Asia) handbook, Volume 2, 1991, Edible fruits and nut. p 171 ; Sharma, B.B., 2005, Growing fruits and vegetables. Publications Division. Ministry of Information and broadcasting. India. p 136 (As Fragaria vesca) ; Staples, G.W. and Herbst, D.R., 2005, A tropical Garden Flora. Bishop Museum Press, Honolulu, Hawaii. p 475 ; USDA, ARS, National Genetic Resources Program. Germplasm Resources Information Network - (GRIN). [Online Database] National Germplasm Resources Laboratory, Beltsville, Maryland. Available: www.ars-grin.gov/cgi-bin/npgs/html/econ.pl (10 April 2000) ; van Wyk, B., 2005, Food Plants of the World. An illustrated guide. Timber press. p 198 ; Williamson, J., 2005, Useful Plants of Malawi. 3rd. Edition. Mdadzi Book Trust. p 118

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