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Illustration Pisum sativum, Par Patrick Le Ménahèze (travail personnel légué au domaine public), via x
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Par Patrick Le Ménahèze (travail personnel légué au domaine public), via x




Illustration Pisum sativum, Par Thomé, O.W., Flora von Deutschland Österreich und der Schweiz (1886-1889) Fl. Deutschl. vol. 3 (1885), via plantillustrations
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Par Thomé, O.W., Flora von Deutschland Österreich und der Schweiz (1886-1889) Fl. Deutschl. vol. 3 (1885), via plantillustrations


Illustration Pisum sativum, Par Annales de flore et de pomone (1832-1848) Ann. Fl. Pomone vol. 1 (1833), via plantillustrations
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Par Annales de flore et de pomone (1832-1848) Ann. Fl. Pomone vol. 1 (1833), via plantillustrations


Illustration Pisum sativum, Par Kops, J., Flora Batava (1800-1934) Fl. Bat. vol. 12 (1865), via plantillustrations
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Par Kops, J., Flora Batava (1800-1934) Fl. Bat. vol. 12 (1865), via plantillustrations


Illustration Pisum sativum, Par Patrick Le Ménahèze (travail personnel légué au domaine public), via x
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Par Patrick Le Ménahèze (travail personnel légué au domaine public), via x


Illustration Pisum sativum, Par Koc
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Par Koc








  • Détails

    :

      

      POIS
      Pisum sativum

      Fam. des Légumineuses.


      Noms étrangers : angl. Pea. all. Erbse. flam. et holl. Erwt. dan. Haveœrt. ital. Pisello. esp. Guisante. port. Ervilha.


      Annuel. — D’origine incertaine, mais vraisemblablement spontané dans l’Europe moyenne ou dans la partie montagneuse de l'Asie occidentale, puisqu’il est assez rustique pour résister habituellement aux hivers du climat
      Le grain des pois à fleur violette est toujours plus ou moins coloré ou moucheté de brun ; il prend en cuisant une couleur grisâtre peu agréable, il a en outre un goût assez fort et âpre : aussi ne cultive-t-on pas ces sortes de pois pour les écosser. Les variétés de pois gris, à cosses parcheminées, ne sont cultivées que comme fourrage, et les races potagères sont sans parchemin.

      La plupart des variétés de pois usitées comme légume ont la fleur blanche, et le grain blanc ou vert quand il est mûr. Le volume et le poids du grain présentent une trop grande différence d’une variété à l’autre, pour que nous puissions donner ici des indications générales à ce sujet ; nous les réserverons pour l’article particulier consacré à chaque variété. Nous dirons seulement que la faculté germinative des pois se conserve bonne pendant trois ans ; elle faiblit ensuite assez rapidement, quoiqu’il ne soit pas rare d’en voir germer encore fort bien au bout de sept ou huit ans. Les pois à grain ridé germent d’ordinaire moins bien et moins longtemps que ceux à grain rond.

      On distingue, parmi les très nombreuses variétés de pois, celles dont on ne mange que le grain, soit vert, soit sec, et qu’on appelle pois à écosser, et celles dont on consomme, au contraire, la cosse tout entière lorsque le grain est à peine formé ; on appelle ces derniers : pois sans parchemin, pois mange-tout, ou pois gourmands.

      Parmi les pois à écosser, on distingue ceux à grain rond et ceux à grain ridé, qui forment aujourd’hui une classe presque aussi nombreuse que l’autre. Enfin, aussi bien dans les pois sans parchemin que dans les pois à écosser, on doit faire la distinction des variétés à rames, des demi-naines et des naines ; ce qui donne pour les pois cultivés, et sans tenir compte de la couleur verte ou blanche des grains, plusieurs classes ou subdivisions dont nous allons passer en revue successivement les différentes variétés.

      Culture. — La culture des pois ne présente pas de grandes difficultés, et elle se pratique en grand et en plein champ dans les environs de Paris et des grandes villes, avec des résultats généralement très rémunérateurs. On choisit autant que possible pour cette culture des terres saines, fertiles et de consistance moyenne.

      Le semis se fait en lignes, depuis la seconde moitié de novembre jusqu’au mois de mars. Le P. Michaux ordinaire est celui qu’on emploie de préférence, aux environs de Paris, pour les semis d’automne, ce qui lui a valu le nom de P. de Sainte-Catherine. Ces semis de novembre peuvent se faire aussi très avantageusement dans les jardins potagers. On y consacre alors d’ordinaire une plate-bande bien exposée et abritée par un mur, et l’on y emploie les variétés les plus précoces de toutes, telles que le P. prince Albert, le Caractacus ou le P. nain très hâtif à châssis. Ce dernier, comme son nom l’indique, est celui qui convient le mieux pour la culture sur couches ; il est extrêmement précoce, très nain, tient très peu de place, et l’on n’est pas obligé d’en courber les tiges au moyen de lattes ou de traverses de bois, comme on devait le faire autrefois, quand, avant son introduction, on cultivait sous châssis des variétés à rames ou à demi-rames.

      L’époque des semis en pleine terre se prolonge pendant toute la durée du printemps, pour assurer la continuité de la production pendant toute la belle saison. Après les variétés précoces, on sème les grands pois à rames, plus tardifs, plus productifs et moins sujets que les autres à souffrir du blanc pendant les chaleurs de l’été. Le P. de Clamart et les grandes variétés de pois ridés ont un mérite tout particulier pour les semis tardifs, destinés à produire à la fin de l’été et en automne.

      Dans les cultures potagères, on soutient les pois de grande taille au moyen de rames, ordinairement de châtaignier ; dans la culture en plein champ, on se dispense le plus souvent d’employer les rames, qui seraient trop coûteuses et dont la pose exigerait trop de main-d’œuvre. On pince alors la tige des pois à rames au-dessus de la troisième ou de la quatrième maille ; elle devient ainsi assez ferme pour se soutenir. Cependant ce traitement, qui s’applique avec succès aux variétés de taille moyenne, comme les pois Michaux, ne réussirait pas pour les variétés de grande taille, comme les pois ridés à rames : aussi ces derniers n’ont-ils pas encore pris place dans la grande culture proprement dite. Une fois bien levés et pourvus de rames, si leur taille en exige, les pois ne réclament plus aucun soin en dehors de quelques arrosements en cas de sécheresse. La transplantation n’est pratiquée que comme moyen d’augmenter la précocité des pois de première saison, qu’on peut faire lever en pots sous châssis ou en serre, pour les mettre en place à la sortie de l’hiver, et encore les avantages de cette pratique ne sont-ils pas absolument certains.

      Usage. — Le grain des pois à écosser se mange cuit, soit vert, soit sec ; on emploie de même les cosses jeunes des pois sans parchemin.



      POIS À ÉCOSSER.


      Noms étrangers : angl. Shelling peas. all. Schal-Erbsen. flam. et holl. Dop erwten. dan. Skalœrte. ital. Piselli da sgranare, P. da sgusciare. esp. Guisantes para desgranar. port. Ervilhas de grâo.


      I. POIS À GRAIN ROND.


      A. Variétés à rames.


      Noms étrangers : angl. Pole or tall peas. all. Kneifel-Erbsen, Pfahl-E., Ausläufere E. ital. Piselli da frasca. esp. Guisantes enredaderos.


      pois à grain rond blanc (à rames).


      POIS PRINCE ALBERT.

      Pois prince Albert (plante réduit au cinquième)
      Pois prince Albert (plante réduit au cinquième)

      Pois prince Albert (cosses de grandeur naturelle)
      Pois prince Albert (cosses de grandeur naturelle)


      Synonymes : Pois hâtif de Plainpalais, P. de Régneville, P. brésilien, P. hâtif uniflore de Gendbrugge.
      Noms étrangers : angl. Sangster’s N° 1 improved pea, Ringleader P.


      Tige grêle, de 0m,60 à 0m,80, simple, commençant à fleurir au cinquième ou au sixième nœud et portant de six à huit étages de cosses ; fleurs généralement solitaires, blanches, moyennes. Cosses droites, de 0m,04 à 0m,05, un peu carrées du bout, contenant de cinq à sept grains très ronds, restant assez souvent un peu verdâtres, ou prenant une teinte saumonée à la maturité. En moyenne, le litre pèse 780 grammes, et 10 gram. contiennent 50 grains.

      Une particularité remarquable de ce pois, c’est que la fleur qui parait au nœud fertile le plus bas sur la tige se dessèche souvent sans s*ouvrir, ou parfois, quand elle s’ouvre bien, ne le fait qu’après la fleur qui a paru au second nœud.

      Le P. prince Albert est le plus précoce de tous ceux qui se cultivent usuellement en France. Les Anglais en possèdent une sous-variété appelée Dillistone’s early, qui est plus hâtive de trois ou quatre jours, mais qui est encore plus grêle et moins productive. Le P. prince Albert est celui qui convient le mieux pour la culture de primeur en pleine terre.


      Pois Caractacus (cosses de grandeur naturelle)?Pois Daniel O'Rourke (cosses de grandeur naturelle)
      Pois Caractacus (cosses de grandeur naturelle)?Pois Daniel O'Rourke (cosses de grandeur naturelle)



      POIS CARACTACUS.


      Noms étrangers : angl. Dickson’s first and best pea, Improved early champion P., Washington P., Tabeis perfection P., Sangster’s N° 1 P.


      Variété probablement sortie du P. prince Albert, un peu plus grande et plus productive que lui, mais aussi un peu moins précoce. Le P. Caractacus fleurit deux jours plus tard en moyenne que le Prince Albert ; il prend assez souvent deux cosses à la maille, et ses cosses sont un peu plus longues et plus larges que celles du P. prince Albert. Les grains, qui sont blancs et ronds, pèsent 780 grammes par litre, et 10 grammes en contiennent environ 45.

      C’est une variété un peu sujette à dégénérer et qu’il faut épurer avec soin pour la conserver bien franche.

      Ce pois a pris une place assez importante dans les cultures faites aux environs de Paris pour l’approvisionnement du marché ; il est moins productif que le P. Michaux de Hollande, mais, d’un autre côté, il a l’avantage de donner quatre ou cinq jours plus tôt que lui.


      POIS DANIEL O’ROURKE.


      Synonyme : Pois Daniel.
      Nom étranger : angl. (Am.) Ferry’s first and beat pea.


      Tige de 0m,60 à 0m,75 ; feuillage un peu plus ample, plus arrondi et plus blond que celui du P. prince Albert ; fleurs blanches, assez grandes, solitaires, commençant à paraître au sixième nœud. Cosses un peu plus longues et plus larges que celles du P. prince Albert. Grain assez gros, devenant à la maturité d’un blanc verdâtre ou saumoné. En moyenne, le litre pèse 790 grammes, et 10 grammes contiennent 45 grains.

      Le P. Daniel O’Rourke est exactement de la même précocité que le Caractacus et présente, à peu de chose près, les mêmes avantages. Ces deux variétés sont du reste assez voisines et parfois confondues l'une avec l’autre, bien qu’elles présentent des différences assez marquées pour qui les étudie avec soin. On peut reconnaître assez sûrement le P. Daniel O’Rourke à ce que ses tiges se terminent brusquement au sommet, au-dessus d’une feuille presque aussi grande que les autres, au lieu de s’effiler et de porter une ou deux feuilles réduites, comme c’est ordinairement le cas dans le Prince Albert et dans le Caractacus.


      POIS MICHAUX DE HOLLANDE.


      Synonymes : Pois prime, P. à la reine, P. le plus hâtif, P. bergère.
      Noms étrangers : angl. Early emperor pea. all. Frühe weisse Holländische Erbse, Frühe Brockel E., Wohltragende Englische gelbe Maierbse, Frühe weisse Maikspferbse, Holländische Michaurerbse, Frühe Spaliererbse.


      Tige d’un mètre de hauteur en moyenne ; feuilles et stipules plus amples que celles du P. prince Albert, et surtout d’un vert beaucoup plus foncé et plus glauque ; fleurs blanches, de grandeur moyenne, presque toujours réunies par deux commençant à paraître vers le huitième nœud : la tige en porte habituellement de six à huit étages. Cosses un peu courtes, ne dépassant guère 0m,05 à 0m,06, mais bien pleines et contenant jusqu’à huit et neuf grains, moyens, presque ronds, devenant bien blancs à la maturité. En moyenne, le litre pèse 820 grammes, et 10 grammes contiennent environ 50 grains.

      Le P. Michaux de Hollande est une des variétés qui conviennent le mieux aux cultures faites en plein champ pour l’approvisionnement des marchés. Il est relativement précoce, très productif et très rustique.

      Dans les environs de Paris, les cultivateurs qui le produisent en grand n’ont pas l’habitude de le ramer. Ils le sèment en rangs espacés de 0m,50 environ et le laissent à lui-même. Les vrilles des feuilles s’entrelacent et le rang tout entier se comporte comme une seule plante ; il verse à droite ou à gauche : les tiges alors se recourbent et se redressent, s’appuyant toujours les unes sur les autres. Les fleurs ne tardent pas à se montrer, et les cultivateurs pincent les tiges au-dessus de la troisième fleur, ce qui hâte le développement des premières cosses et en augmente le volume.

      Ce mode de culture pourrait également être employé dans les potagers, quand on est à court de rames.


      Pois Michaux de Hollande (cosses de grandeur naturelle)?Pois Michaux de Ruelle (cosses de grandeur naturelle)
      Pois Michaux de Hollande (cosses de grandeur naturelle)?Pois Michaux de Ruelle (cosses de grandeur naturelle)



      POIS MICHAUX DE RUELLE.


      Tige généralement simple, assez grosse, s’élevant de 1 mètre à 1m,25. Le feuillage et les stipules en sont beaucoup plus amples que ceux du P. Michaux de Hollande et d’un vert plus blond ; les fleurs sont très blanches, grandes, assez souvent solitaires ; elles commencent à paraître au neuvième ou dixième nœud, et la tige en porte jusqu’à dix étages. La cosse est droite, large, un peu obtuse à l’extrémité, et contient sept ou huit grains blancs, ronds et assez gros. Le litre pèse en moyenne 810 grammes, et 10 grammes contiennent 42 grains.

      Le P. Michaux de Ruelle est un peu plus exigeant que le P. Michaux de Hollande. H donne un grain plus gros et plus beau, mais par contre il est un peu moins hâtif.


      POIS MICHAUX ORDINAIRE.


      Synonymes : Pois de la Sainte-Catherine, Petit pois de Paris.
      Noms étrangers : angl. Early frame pea. all. Weisse frühe Pariser Erbse. ital. Pisello piccolo di Parigi.


      Pois Michaux ordinaire (cosses de grandeur naturelle)
      Pois Michaux de Hollande (cosses de grandeur naturelle)



      Le P. Michaux ordinaire diffère peu, à première vue, du Michaux de Hollande ; on pourrait même dire qu’il n’en est qu’une sous-variété, se distinguant par une rusticité plus grande, un peu moins de précocité et une production plus soutenue. Le feuillage, à part un peu plus d’ampleur, ressemble tout à fait à celui du P. Michaux de Hollande ; mais les fleurs, toujours réunies par deux, ne commencent à paraître que vers le dixième nœud, et la tige en porte huit à douze étages. Les cosses sont droites, assez étroites et un peu petites, mais très pleines. Les grains sont bien ronds, d’un blanc légèrement saumoné et de grosseur moyenne. Le litre pèse 810 grammes, et 10 grammes contiennent environ 45 grains.

      Le P. Michaux ordinaire est à peu près constamment ramifié, c’est-à-dire que de l’aisselle des feuilles situées immédiatement au-dessous de celles qui portent les premières fleurs, partent des pousses qui elles-mêmes ne tardent pas à fleurir. Ces ramifications ou tiges secondaires prennent surtout de la force lorsque, pour une raison ou une autre, la tige principale vient à être détruite entièrement ou en partie ; elles portent toujours un moins grand nombre de cosses que la tige principale.

      On a beaucoup cultivé, ces années passées, et l’on conserve encore dans certaines localités, sous le nom de P. remontant blanc ou P. Gandin, une race très voisine, par tous ses caractères, du P. Michaux ordinaire, mais se faisant surtout remarquer par la vigueur de ses pousses secondaires et par la production abondante et soutenue qui en est la conséquence. En semant le P. Michaux ordinaire un peu clair et en en cueillant les cosses au fur et à mesure qu’elles sont bonnes à utiliser, on peut en obtenir une récolte à peu près aussi abondante et aussi prolongée que du P. remontant.


      POIS LÉOPOLD II.


      Tige habituellement simple, haute d’un mètre ; folioles et stipules vert pâle, finement maculées de grisâtre, ovales, assez allongées ; fleurs blanches, presque toujours réunies par deux, ne paraissant guère avant le douzième nœud. La tige en porte rarement plus de six ou sept étages. Cosses longues, droites, d’un vert pâle, contenant sept ou huit grains blancs, très ronds, moyens. Le litre pèse 780 grammes, et 10 grammes contiennent 42 grains.

      Le P. Léopold II commence à fleurir cinq ou six jours plus tard que le P. Michaux de Hollande ; une de ses particularités les plus remarquables, c’est la rapidité avec laquelle ses cosses se forment et se remplissent. La floraison de cette variété ne dure guère plus d’une quinzaine de jours ; la récolte dure à peu près le même temps ; après quoi, la plantation peut être détruite et remplacée par autre chose : c’est là un avantage considérable pour la culture maraîchère.


      Pois Léopold II (cosses de grandeur naturelle)?Pois merveille d'Étampes (cosses de grandeur naturelle)
      Pois Léopold II (cosses de grandeur naturelle)?Pois merveille d'Étampes (cosses de grandeur naturelle)



      POIS MERVEILLE D’ÉTAMPES.


      Tige ordinairement simple, à nœuds espacés ; feuillage assez ample, d’un vert très blond ; stipules extrêmement grandes et larges. L’aspect général de la plante rappelle beaucoup le P. serpette vert, avec une taille un peu moindre. Fleurs ordinairement réunies par deux, commençant à paraître au dixième nœud, blanches, grandes, à étendard souvent festonné ou denté sur les bords.

      Aux fleurs succèdent des cosses qui s’allongent très rapidement, et deviennent en peu de jours longues, larges et légèrement courbées vers l’extrémité ; elles se renflent passablement avant que les grains aient pris tout leur développement, et, sous ce rapport encore, le P. merveille d’Étampes ressemble beaucoup au P. serpette vert ; mais les deux variétés diffèrent complètement par le grain, qui, au lieu d’être gros et vert, est, dans le P. merveille d’Étampes, blanc et de grosseur moyenne. Les cosses sont très pleines ; elles contiennent habituellement de dix à douze grains qui deviennent bien ronds et blancs à la maturité. Les tiges en portent en moyenne de sept à douze étages. Le litre de grains pèse 735 grammes, et 10 grammes en contiennent environ 46.

      Cette variété est toute nouvelle ; elle a été trouvée dans un semis fait par H. Bonnemain, d’Étampes, à qui l’on doit déjà l’obtention de beaucoup de bonnes plantes potagères. L’ensemble de ses caractères la place bien entre le P. Léopold II et le P. d’Auvergne ; car, avec une cosse qui rappelle celle du second, elle a la taille et la précocité du premier ; elle offre aussi, comme lui, la particularité de donner tout son produit en très peu de jours.


      Pois d'Auvergne (cosses de grandeur naturelle)
      Pois d'Auvergne (cosses de grandeur naturelle)



      POIS D’AUVERGNE.


      Syn. : Pois serpette, P. cosaque, P. crochu.
      Noms étrangers : angl. White sabre pea, White scimitar P.


      Tige presque toujours ramifiée, s’élevant en moyenne à 1", 30 ; stipules et folioles ovales, assez pointues, d’un vert franc ou légèrement blond. Fleurs presque toujours réunies par deux, blanches, de grandeur moyenne, commençant à paraître vers le douzième nœud, et faisant place à des corses longues, minces, d’abord légèrement courbées en arrière, puis se redressant, et finalement se recourbant en avant en forme de lame de serpette. La ligne courbe, concave, qui correspond au tranchant de la lame, est celle le long de laquelle les grains sont attachés à l’intérieur de la cosse : on la considère comme la partie antérieure ; le côté opposé est appelé le dos, il ne porte jamais de grains. La cosse du P. d’Auvergne est très pleine ; elle contient de neuf à onze et quelquefois douze grains, de grosseur moyenne, remarquablement ronds, rarement déprimés, prenant à la maturité une couleur blanche un peu saumonée. Le litre de ces grains pèse en moyenne 790 grammes, et 10 grammes en contiennent environ 48.

      Le P. d’Auvergne fleurit huit à dix jours après le Michaux de Hollande ; la production en est très soutenue et dure pendant plus d’un mois. C’est une très bonne race, remarquable par la finesse de son grain et peu exigeante sur la richesse du terrain.


      POIS SABRE.


      Tige forte, assez souvent ramifiée, s’élevant de 1m,30 à 1m,40 ; stipules et folioles très amples, assez arrondies, un peu obtuses, d’un vert glauque et grisâtre ; fleurs indifféremment solitaires ou réunies par deux, blanches, grandes, ne paraissant habituellement que du douzième au quatorzième nœud : elles commencent à s’ouvrir en même temps que celles du P. d’Auvergne. Cosses larges, d’un vert pâle, recourbées dans le sens opposé à celles du P. d’Auvergne, c’est-à-dire ayant les grains rangés à l’intérieur de la ligne convexe formée par le devant de la cosse, tandis que le dos de cette cosse forme une ligne concave.

      La production du P. sabre est moins prolongée que celle du P. d’Auvergne : elle peut durer environ trois semaines La tige porte jusqu’à dix étages de cosses et au delà. Le grain est blanc, gros, un peu oblong. Le litre pèse 790 grammes, et 10 grammes contiennent 35 grains. Cette variété a été pendant quelques années très recherchée à la halle de Paris ; elle semble maintenant n’être plus autant en faveur.



      POIS DE MARLY.


      Synonyme : Pois gros blanc de Silésie.


      Plante vigoureuse, souvent ramifiée, ressemblant assez, par l’aspect général, au P. Michaux de Ruelle, mais presque toujours biflore et ne commençant à fleurir que vers le douzième nœud. Cosses droites, longues d’environ 0m,07, renfermant sept ou huit gros grains, arrondis, blancs, légèrement oblongs, ressemblant assez à ceux du P. sabre. Le litre de grains pèse 780 grammes, et 10 grammes en contiennent 30 environ.

      Cette variété, de fertilité et de précocité moyennes, se distingue surtout par la grosseur de ses grains.

      Il en est de même de plusieurs autres variétés assez voisines du P. de Marly et qui se rencontrent aujourd’hui rarement dans la culture :

      Le P. de Gouvigny, à cosses un peu plus longues et plus étroites que celles du P. de Marly.

      Le P. doigt de dame, dont la cosse est marquée extérieurement par la saillie des grains.

      Enfin, le P. carré blanc, dont les grains, serrés les uns contre les autres, s’aplatissent généralement sur deux faces, comme ceux du P. de Clamart.

      Par leurs caractères de végétation, les trois variétés mentionnées plus haut se rapprochent beaucoup du P. de Marly. Elles ont les tiges grosses et fortes, les feuilles et les stipules très amples. Leur époque de production est à peu près celle du P. d’Auvergne, c’est-à-dire demi-tardive.

      Des quatre variétés dont il est question dans cet article, c’est le P. de Marly qui est le plus précoce.


      Pois sabre (cosses de grandeur naturelle)?Pois de Marly (cosses de grandeur naturelle)
      Pois sabre (cosses de grandeur naturelle)?Pois de Marly (cosses de grandeur naturelle)



      POIS DE CLAMART.


      Synonyme : Pois carré fin.


      Plante haute, touffue, ramifiée, atteignant lm,50 à 1m,80 de hauteur ; feuillage moyen, d’un vert clair, moins glauque que celui de la plupart des autres variétés. Fleurs blanches, moyennes, presque toujours réunies par deux, et faisant place à des cosses droites ou très légèrement courbées, de largeur uniforme, brusquement rétrécies aux deux extrémités.

      La tige est simple jusqu’au quatorzième ou quinzième nœud ; elle porte ensuite deux ou trois, très rarement quatre ramifications, puis les fleurs commencent à paraître vers le seizième ou le dix-huitième nœud. Les cosses ne dépassent guère 0m,05 à 0m,06 de longueur ; elles sont habituellement très pleines, et les grains y sont si serrés, qu’ils s’aplatissent tout à fait sur deux faces ; ils restent carrés à la maturité et prennent une teinte blanche ou légèrement verdâtre. La cosse en contient habituellement de cinq à huit. Le litre pèse 800 grammes, et 100 grammes contiennent 32 grains. La tige principale porte de sept à neuf étages de cosses, les ramifications rarement plus de quatre.


      Pois de Clamart (cosses de grandeur naturelle)?Pois de Clamart hâtif (cosses de grandeur naturelle)
      Pois de Clamart (cosses de grandeur naturelle)?Pois de Clamart hâtif (cosses de grandeur naturelle)



      POIS DE CLAMART HÂTIF.


      Tige haute de 1m,30 à 1m,50, ordinairement ramifiée en dessus des premières cosses, qui commencent à paraître du dixième au douzième nœud. Elles sont généralement réunies par deux et succèdent à des fleurs bien blanches et de taille moyenne. Elles se distinguent des cosses du P. de Clamart ordinaire parce qu’elles sont un peu plus longues, de couleur plus pâle et assez fortement courbées : la tige en porte dix étages en moyenne. Elles sont très pleines, contenant de sept à neuf grains qui arrivent très vite à se toucher et à s’aplatir les uns contre les autres ; à la maturité, ils sont carrés et presque ridés, de couleur blanche très légèrement verdâtre. Le P. de Clamart hâtif commence à donner presque en même temps que le P. Michaux ordinaire, et la production en est à peu près aussi soutenue ; la forme de sa cosse et l’aspect de son grain permettent de l’en distinguer très aisément.


      Pois Victoria marrow (cosses de grandeur naturelle)
      Pois Victoria marrow (cosses de grandeur naturelle)



      POIS VICTORIA MARROW.


      Noms étrangers : angl. Giant marrow pea, Tall marrow P., Wellington P., Royal Victoria P.


      Très grande variété, atteignant 1m,50 à 2 mètres de haut ; tiges grosses et fortes ; feuillage ample, abondant, d’un vert clair ; fleurs blanches, grandes, presque toujours réunies par deux. Cosses commençant habituellement à paraître vers le quinzième nœud, assez grandes, larges, carrées du bout et très légèrement courbées. La tige porte environ dix étages de cosses ; elle ne se ramifie pas habituellement. Nombre de grains par cosse:cinq à sept ; ils sont un peu allongés, blancs, et s’aplatissent ou se creusent plus ou moins à la maturité, comme s’ils tendaient à se rapprocher un peu, par la forme, de ceux des pois ridés. Le litre pèse 800 grammes, et 10 grammes contiennent 20 grains.

      Le P. Victoria marrow est un des plus tardifs ; il commence à fleurir en même temps que le P. de Clamart.

      En Angleterre, on appelle marrow peas (pois moelle), toutes les variétés dont le grain est très gros et tendre. Cette désignation est appliquée aussi bien aux pois ridés qu’aux races à grain plein.


      POIS A GRAIN ROND VERT (à rames).


      Pois William (plante réduite au dizième)
      Pois William (plante réduite au dizième)

      Pois William (cosses de grandeur naturelle)
      Pois William (cosses de grandeur naturelle)



      Nom étranger : angl. Laxton’s William the first P.


      Pois à rames, assez grêle, à feuillage vert blond, léger ; tiges minces, à entrenœuds assez écartés, presque toujours simples, commençant à fleurir dès le septième ou le huitième nœud et portant de sept à dix étages de cosses presque toujours solitaires, d’un vert foncé, longues de 0m,05 à 0m,07, étroites, courbées en serpette et ordinairement très pleines, portées sur des pédoncules très allongés. Grains au nombre de sept à dix par cosse, d'un vert foncé, très serrés les uns contre les autres, restant à maturité aplatis et d'un vert franc.

      La précocité du P. William est moins grande que celle du P. prince Albert, mais elle est supérieure à celle du Michaux de Hollande. La production en est remarquablement soutenue. Le grain frais est d’une belle couleur et d’un goût excellent. C’est un des pois hâtifs les plus estimés en Angleterre.


      POIS SERPETTE VERT.


      Nom étranger : angl. Laxton’s supreme pea.


      Pois serpette vert (cosses de grandeur naturelle)
      Pois serpette vert (cosses de grandeur naturelle)



      Cette variété est un des premiers gains de M. Laxton et est restée l’un des meilleurs. C’est une race rustique, assez productive, et remarquable par la beauté de ses cosses et de son grain. Elle a rapidement pris faveur aux environs de Paris peu de temps après son introduction, qui date de 1869. Tige de 1m,40 environ, généralement simple, de couleur glauque ; stipules et folioles assez amples, d’un vert pâle et très blond ; fleurs généralement solitaires, d’abord verdâtres, puis blanches : elles commencent à paraître vers le douzième nœud ; la tige en porte habituellement de six à huit étages. Cosses longues de 0m,07 à 0m,09, d’un vert foncé, droites avec une pointe courte et brusquement recourbée. Grains gros, un peu oblongs, parfois déformés à cause de la compression qu’ils subissent dans les gousses, restant d’un vert foncé à la maturité. Le litre pèse en moyenne 760 grammes, et 10 grammes contiennent 34 grains.

      Le P. serpette vert commence à fleurir un jour ou deux avant le P. d’Auvergne, mais la production en est moins prolongée ; elle n’excède pas ordinairement trois semaines. Un caractère bien particulier à cette variété de pois, c’est la façon remarquable dont les cosses se renflent, non pas sous l’influence du grossissement du grain, mais bien avant que le grain les remplisse. Il est encore tout petit, que la cosse, ballonnée pour ainsi dire, est déjà plus large que profonde.



      POIS PRIZETAKER.


      Noms étrangers : angl. Bellamy’s eariy green marrow pea, Prizetaker green marrow P., Leicester defiance P., Rising sun P.


      Pois à rames, assez grêle ; feuillage moyen, d’un vert glauque ; stipules très larges, d’un vert foncé, très distinctement maculées de vert grisâtre ; tige mince, à nœuds passablement écartés, quelquefois simple, quelquefois portant une ou deux ramifications. Fleurs presque toujours solitaires, commençant habituellement à se montrer au douzième nœud, et faisant place à des cosses d’un vert foncé, longues de 0m,07 à 0m,09, faiblement courbées en serpette, tout à fait carrées du bout, et contenant de huit à onze grains ronds, verts, qui la remplissent complètement, et qui se déforment ordinairement par suite de la pression qu’ils exercent les uns sur les autres ; ils sont à la maturité d’un vert franc, un peu oblongs ou irrégulièrement aplatis, rarement bien ronds. Le litre pèse 785 grammes, e





  • Dénominations

    :

      

    • Nom botanique :

      Pisum sativum L. (1753)

    • Synonymes français

      :

      petit pois, pois des jardins (pois de jardin), pois potager, pois cultivé, pois de pigeon, pois sucré, pois gras, pois blanc, pois vert, écosse, épluche, petit pois [subsp. sativum var. sativum], pois de champs (pois des champs) [subsp. sativum var. arvense], pois de jardins (pois des jardins) [subsp. sativum var. sativum], pois potager [subsp. sativum var. sativum], pois fourrager [subsp. sativum var. arvense], pois protéagineux [subsp. sativum var. arvense], pois d'Abyssinie [subsp. abyssinicum], pois mangetout (pois mange-tout) [subsp. sativum var. macrocarpon], mangetout (mange-tout) [subsp. sativum var. macrocarpon], pois gourmand [subsp. sativum var. macrocarpon], pois croquetout [subsp. sativum var. macrocarpon], croquetout [subsp. sativum var. macrocarpon], mangetout charnu (mange-tout charnu) [subsp. sativum var. macrocarpon], pois mangetout charnu (pois mange-tout charnu) [subsp. sativum var. macrocarpon], pois goulu [subsp. sativum var. macrocarpon], pois des neiges [subsp. sativum var. macrocarpon], pois sec, pois fendu, pois cassé, pois frais, pois nain, pois à rame, pois à grain rond, pois à grain lisse, pois à grain ridé, pois nain à grain lisse, pois nain à grain ridé, pois nain à grain rond, pois à rame à grain lisse, pois à rame à grain rond, pois à rame à grain ridé, pois à rame mangetout (pois à rame mange-tout), pois nain mangetout (pois nain mange-tout)

    • Synonymes

      :

      Pisum hortense Aschers. & Graebn, Lathyrus oleraceus Lam, Pisum vulgare Jundz

    • Noms anglais et locaux

      :

      pea, Austrian winter pea [subsp. sativum var. arvense], field pea [subsp. sativum var. arvense], grey pea [subsp. sativum var. arvense], dun pea [subsp. sativum var. arvense], mutter pea [subsp. sativum var. arvense], partridge pea [subsp. sativum var. arvense], peluskins [subsp. sativum var. arvense], garden pea [subsp. sativum var. sativum], green pea [subsp. sativum var. sativum], snow pea [subsp. sativum var. macrocarpon], edible-pod pea [subsp. sativum var. macrocarpon], sugar pea [subsp. sativum var. macrocarpon], Syrian fodder pea [subsp. elatius var. pumilio], wan dou (cn transcrit), Felderbse [subsp. sativum var. arvense] (de), Futtererbse [subsp. sativum var. arvense] (de), Gartenerbse [subsp. sativum var. sativum] (de), Peluschken [Pisum sativum subsp. sativum var. arvense] (de), Speiseerbse [subsp. sativum var. sativum] (de), Zucker-Erbsen [subsp. sativum var. macrocarpon] (de), pisello (it), pisello da foraggio [subsp. sativum var. arvense] (it), pisello da orto [subsp. sativum var. sativum] (it), end? [subsp. sativum var. sativum] (jp romaji), bulgeunwandu [subsp. sativum var. arvense] (ko transcrit), wandu (ko transcrit), ervilha [subsp. sativum var. sativum] (pt), arveja [subsp. sativum var. sativum] (es), guisante [subsp. sativum var. sativum] (es), guisante de campo [subsp. sativum var. arvense] (es), ärt (sv) ;





  • Description et culture

    :

      

    • Description

      :

      Herbacée annuelle probablement originaire d'Europe centrale ou d'Asie occidentale, celle-ci est cultivée depuis des millénaires, pour ses délicieux grains, particulièrement appréciés pour leur goût sucré, leur polyvalence en cuisine et leur richesse en nutriments (protéines et vitamines).

    • Description détaillée

      :

      POIS
      Pisum sativum

      Fam. des Légumineuses.


      Noms étrangers : angl. Pea. all. Erbse. flam. et holl. Erwt. dan. Haveœrt. ital. Pisello. esp. Guisante. port. Ervilha.


      Annuel. — D’origine incertaine, mais vraisemblablement spontané dans l’Europe moyenne ou dans la partie montagneuse de l'Asie occidentale, puisqu’il est assez rustique pour résister habituellement aux hivers du climat
      Le grain des pois à fleur violette est toujours plus ou moins coloré ou moucheté de brun ; il prend en cuisant une couleur grisâtre peu agréable, il a en outre un goût assez fort et âpre : aussi ne cultive-t-on pas ces sortes de pois pour les écosser. Les variétés de pois gris, à cosses parcheminées, ne sont cultivées que comme fourrage, et les races potagères sont sans parchemin.

      La plupart des variétés de pois usitées comme légume ont la fleur blanche, et le grain blanc ou vert quand il est mûr. Le volume et le poids du grain présentent une trop grande différence d’une variété à l’autre, pour que nous puissions donner ici des indications générales à ce sujet ; nous les réserverons pour l’article particulier consacré à chaque variété. Nous dirons seulement que la faculté germinative des pois se conserve bonne pendant trois ans ; elle faiblit ensuite assez rapidement, quoiqu’il ne soit pas rare d’en voir germer encore fort bien au bout de sept ou huit ans. Les pois à grain ridé germent d’ordinaire moins bien et moins longtemps que ceux à grain rond.

      On distingue, parmi les très nombreuses variétés de pois, celles dont on ne mange que le grain, soit vert, soit sec, et qu’on appelle pois à écosser, et celles dont on consomme, au contraire, la cosse tout entière lorsque le grain est à peine formé ; on appelle ces derniers : pois sans parchemin, pois mange-tout, ou pois gourmands.

      Parmi les pois à écosser, on distingue ceux à grain rond et ceux à grain ridé, qui forment aujourd’hui une classe presque aussi nombreuse que l’autre. Enfin, aussi bien dans les pois sans parchemin que dans les pois à écosser, on doit faire la distinction des variétés à rames, des demi-naines et des naines ; ce qui donne pour les pois cultivés, et sans tenir compte de la couleur verte ou blanche des grains, plusieurs classes ou subdivisions dont nous allons passer en revue successivement les différentes variétés.

      Culture. — La culture des pois ne présente pas de grandes difficultés, et elle se pratique en grand et en plein champ dans les environs de Paris et des grandes villes, avec des résultats généralement très rémunérateurs. On choisit autant que possible pour cette culture des terres saines, fertiles et de consistance moyenne.

      Le semis se fait en lignes, depuis la seconde moitié de novembre jusqu’au mois de mars. Le P. Michaux ordinaire est celui qu’on emploie de préférence, aux environs de Paris, pour les semis d’automne, ce qui lui a valu le nom de P. de Sainte-Catherine. Ces semis de novembre peuvent se faire aussi très avantageusement dans les jardins potagers. On y consacre alors d’ordinaire une plate-bande bien exposée et abritée par un mur, et l’on y emploie les variétés les plus précoces de toutes, telles que le P. prince Albert, le Caractacus ou le P. nain très hâtif à châssis. Ce dernier, comme son nom l’indique, est celui qui convient le mieux pour la culture sur couches ; il est extrêmement précoce, très nain, tient très peu de place, et l’on n’est pas obligé d’en courber les tiges au moyen de lattes ou de traverses de bois, comme on devait le faire autrefois, quand, avant son introduction, on cultivait sous châssis des variétés à rames ou à demi-rames.

      L’époque des semis en pleine terre se prolonge pendant toute la durée du printemps, pour assurer la continuité de la production pendant toute la belle saison. Après les variétés précoces, on sème les grands pois à rames, plus tardifs, plus productifs et moins sujets que les autres à souffrir du blanc pendant les chaleurs de l’été. Le P. de Clamart et les grandes variétés de pois ridés ont un mérite tout particulier pour les semis tardifs, destinés à produire à la fin de l’été et en automne.

      Dans les cultures potagères, on soutient les pois de grande taille au moyen de rames, ordinairement de châtaignier ; dans la culture en plein champ, on se dispense le plus souvent d’employer les rames, qui seraient trop coûteuses et dont la pose exigerait trop de main-d’œuvre. On pince alors la tige des pois à rames au-dessus de la troisième ou de la quatrième maille ; elle devient ainsi assez ferme pour se soutenir. Cependant ce traitement, qui s’applique avec succès aux variétés de taille moyenne, comme les pois Michaux, ne réussirait pas pour les variétés de grande taille, comme les pois ridés à rames : aussi ces derniers n’ont-ils pas encore pris place dans la grande culture proprement dite. Une fois bien levés et pourvus de rames, si leur taille en exige, les pois ne réclament plus aucun soin en dehors de quelques arrosements en cas de sécheresse. La transplantation n’est pratiquée que comme moyen d’augmenter la précocité des pois de première saison, qu’on peut faire lever en pots sous châssis ou en serre, pour les mettre en place à la sortie de l’hiver, et encore les avantages de cette pratique ne sont-ils pas absolument certains.

      Usage. — Le grain des pois à écosser se mange cuit, soit vert, soit sec ; on emploie de même les cosses jeunes des pois sans parchemin.



      POIS À ÉCOSSER.


      Noms étrangers : angl. Shelling peas. all. Schal-Erbsen. flam. et holl. Dop erwten. dan. Skalœrte. ital. Piselli da sgranare, P. da sgusciare. esp. Guisantes para desgranar. port. Ervilhas de grâo.


      I. POIS À GRAIN ROND.


      A. Variétés à rames.


      Noms étrangers : angl. Pole or tall peas. all. Kneifel-Erbsen, Pfahl-E., Ausläufere E. ital. Piselli da frasca. esp. Guisantes enredaderos.


      pois à grain rond blanc (à rames).


      POIS PRINCE ALBERT.

      Pois prince Albert (plante réduit au cinquième)
      Pois prince Albert (plante réduit au cinquième)

      Pois prince Albert (cosses de grandeur naturelle)
      Pois prince Albert (cosses de grandeur naturelle)


      Synonymes : Pois hâtif de Plainpalais, P. de Régneville, P. brésilien, P. hâtif uniflore de Gendbrugge.
      Noms étrangers : angl. Sangster’s N° 1 improved pea, Ringleader P.


      Tige grêle, de 0m,60 à 0m,80, simple, commençant à fleurir au cinquième ou au sixième nœud et portant de six à huit étages de cosses ; fleurs généralement solitaires, blanches, moyennes. Cosses droites, de 0m,04 à 0m,05, un peu carrées du bout, contenant de cinq à sept grains très ronds, restant assez souvent un peu verdâtres, ou prenant une teinte saumonée à la maturité. En moyenne, le litre pèse 780 grammes, et 10 gram. contiennent 50 grains.

      Une particularité remarquable de ce pois, c’est que la fleur qui parait au nœud fertile le plus bas sur la tige se dessèche souvent sans s*ouvrir, ou parfois, quand elle s’ouvre bien, ne le fait qu’après la fleur qui a paru au second nœud.

      Le P. prince Albert est le plus précoce de tous ceux qui se cultivent usuellement en France. Les Anglais en possèdent une sous-variété appelée Dillistone’s early, qui est plus hâtive de trois ou quatre jours, mais qui est encore plus grêle et moins productive. Le P. prince Albert est celui qui convient le mieux pour la culture de primeur en pleine terre.


      Pois Caractacus (cosses de grandeur naturelle)?Pois Daniel O'Rourke (cosses de grandeur naturelle)
      Pois Caractacus (cosses de grandeur naturelle)?Pois Daniel O'Rourke (cosses de grandeur naturelle)



      POIS CARACTACUS.


      Noms étrangers : angl. Dickson’s first and best pea, Improved early champion P., Washington P., Tabeis perfection P., Sangster’s N° 1 P.


      Variété probablement sortie du P. prince Albert, un peu plus grande et plus productive que lui, mais aussi un peu moins précoce. Le P. Caractacus fleurit deux jours plus tard en moyenne que le Prince Albert ; il prend assez souvent deux cosses à la maille, et ses cosses sont un peu plus longues et plus larges que celles du P. prince Albert. Les grains, qui sont blancs et ronds, pèsent 780 grammes par litre, et 10 grammes en contiennent environ 45.

      C’est une variété un peu sujette à dégénérer et qu’il faut épurer avec soin pour la conserver bien franche.

      Ce pois a pris une place assez importante dans les cultures faites aux environs de Paris pour l’approvisionnement du marché ; il est moins productif que le P. Michaux de Hollande, mais, d’un autre côté, il a l’avantage de donner quatre ou cinq jours plus tôt que lui.


      POIS DANIEL O’ROURKE.


      Synonyme : Pois Daniel.
      Nom étranger : angl. (Am.) Ferry’s first and beat pea.


      Tige de 0m,60 à 0m,75 ; feuillage un peu plus ample, plus arrondi et plus blond que celui du P. prince Albert ; fleurs blanches, assez grandes, solitaires, commençant à paraître au sixième nœud. Cosses un peu plus longues et plus larges que celles du P. prince Albert. Grain assez gros, devenant à la maturité d’un blanc verdâtre ou saumoné. En moyenne, le litre pèse 790 grammes, et 10 grammes contiennent 45 grains.

      Le P. Daniel O’Rourke est exactement de la même précocité que le Caractacus et présente, à peu de chose près, les mêmes avantages. Ces deux variétés sont du reste assez voisines et parfois confondues l'une avec l’autre, bien qu’elles présentent des différences assez marquées pour qui les étudie avec soin. On peut reconnaître assez sûrement le P. Daniel O’Rourke à ce que ses tiges se terminent brusquement au sommet, au-dessus d’une feuille presque aussi grande que les autres, au lieu de s’effiler et de porter une ou deux feuilles réduites, comme c’est ordinairement le cas dans le Prince Albert et dans le Caractacus.


      POIS MICHAUX DE HOLLANDE.


      Synonymes : Pois prime, P. à la reine, P. le plus hâtif, P. bergère.
      Noms étrangers : angl. Early emperor pea. all. Frühe weisse Holländische Erbse, Frühe Brockel E., Wohltragende Englische gelbe Maierbse, Frühe weisse Maikspferbse, Holländische Michaurerbse, Frühe Spaliererbse.


      Tige d’un mètre de hauteur en moyenne ; feuilles et stipules plus amples que celles du P. prince Albert, et surtout d’un vert beaucoup plus foncé et plus glauque ; fleurs blanches, de grandeur moyenne, presque toujours réunies par deux commençant à paraître vers le huitième nœud : la tige en porte habituellement de six à huit étages. Cosses un peu courtes, ne dépassant guère 0m,05 à 0m,06, mais bien pleines et contenant jusqu’à huit et neuf grains, moyens, presque ronds, devenant bien blancs à la maturité. En moyenne, le litre pèse 820 grammes, et 10 grammes contiennent environ 50 grains.

      Le P. Michaux de Hollande est une des variétés qui conviennent le mieux aux cultures faites en plein champ pour l’approvisionnement des marchés. Il est relativement précoce, très productif et très rustique.

      Dans les environs de Paris, les cultivateurs qui le produisent en grand n’ont pas l’habitude de le ramer. Ils le sèment en rangs espacés de 0m,50 environ et le laissent à lui-même. Les vrilles des feuilles s’entrelacent et le rang tout entier se comporte comme une seule plante ; il verse à droite ou à gauche : les tiges alors se recourbent et se redressent, s’appuyant toujours les unes sur les autres. Les fleurs ne tardent pas à se montrer, et les cultivateurs pincent les tiges au-dessus de la troisième fleur, ce qui hâte le développement des premières cosses et en augmente le volume.

      Ce mode de culture pourrait également être employé dans les potagers, quand on est à court de rames.


      Pois Michaux de Hollande (cosses de grandeur naturelle)?Pois Michaux de Ruelle (cosses de grandeur naturelle)
      Pois Michaux de Hollande (cosses de grandeur naturelle)?Pois Michaux de Ruelle (cosses de grandeur naturelle)



      POIS MICHAUX DE RUELLE.


      Tige généralement simple, assez grosse, s’élevant de 1 mètre à 1m,25. Le feuillage et les stipules en sont beaucoup plus amples que ceux du P. Michaux de Hollande et d’un vert plus blond ; les fleurs sont très blanches, grandes, assez souvent solitaires ; elles commencent à paraître au neuvième ou dixième nœud, et la tige en porte jusqu’à dix étages. La cosse est droite, large, un peu obtuse à l’extrémité, et contient sept ou huit grains blancs, ronds et assez gros. Le litre pèse en moyenne 810 grammes, et 10 grammes contiennent 42 grains.

      Le P. Michaux de Ruelle est un peu plus exigeant que le P. Michaux de Hollande. H donne un grain plus gros et plus beau, mais par contre il est un peu moins hâtif.


      POIS MICHAUX ORDINAIRE.


      Synonymes : Pois de la Sainte-Catherine, Petit pois de Paris.
      Noms étrangers : angl. Early frame pea. all. Weisse frühe Pariser Erbse. ital. Pisello piccolo di Parigi.


      Pois Michaux ordinaire (cosses de grandeur naturelle)
      Pois Michaux de Hollande (cosses de grandeur naturelle)



      Le P. Michaux ordinaire diffère peu, à première vue, du Michaux de Hollande ; on pourrait même dire qu’il n’en est qu’une sous-variété, se distinguant par une rusticité plus grande, un peu moins de précocité et une production plus soutenue. Le feuillage, à part un peu plus d’ampleur, ressemble tout à fait à celui du P. Michaux de Hollande ; mais les fleurs, toujours réunies par deux, ne commencent à paraître que vers le dixième nœud, et la tige en porte huit à douze étages. Les cosses sont droites, assez étroites et un peu petites, mais très pleines. Les grains sont bien ronds, d’un blanc légèrement saumoné et de grosseur moyenne. Le litre pèse 810 grammes, et 10 grammes contiennent environ 45 grains.

      Le P. Michaux ordinaire est à peu près constamment ramifié, c’est-à-dire que de l’aisselle des feuilles situées immédiatement au-dessous de celles qui portent les premières fleurs, partent des pousses qui elles-mêmes ne tardent pas à fleurir. Ces ramifications ou tiges secondaires prennent surtout de la force lorsque, pour une raison ou une autre, la tige principale vient à être détruite entièrement ou en partie ; elles portent toujours un moins grand nombre de cosses que la tige principale.

      On a beaucoup cultivé, ces années passées, et l’on conserve encore dans certaines localités, sous le nom de P. remontant blanc ou P. Gandin, une race très voisine, par tous ses caractères, du P. Michaux ordinaire, mais se faisant surtout remarquer par la vigueur de ses pousses secondaires et par la production abondante et soutenue qui en est la conséquence. En semant le P. Michaux ordinaire un peu clair et en en cueillant les cosses au fur et à mesure qu’elles sont bonnes à utiliser, on peut en obtenir une récolte à peu près aussi abondante et aussi prolongée que du P. remontant.


      POIS LÉOPOLD II.


      Tige habituellement simple, haute d’un mètre ; folioles et stipules vert pâle, finement maculées de grisâtre, ovales, assez allongées ; fleurs blanches, presque toujours réunies par deux, ne paraissant guère avant le douzième nœud. La tige en porte rarement plus de six ou sept étages. Cosses longues, droites, d’un vert pâle, contenant sept ou huit grains blancs, très ronds, moyens. Le litre pèse 780 grammes, et 10 grammes contiennent 42 grains.

      Le P. Léopold II commence à fleurir cinq ou six jours plus tard que le P. Michaux de Hollande ; une de ses particularités les plus remarquables, c’est la rapidité avec laquelle ses cosses se forment et se remplissent. La floraison de cette variété ne dure guère plus d’une quinzaine de jours ; la récolte dure à peu près le même temps ; après quoi, la plantation peut être détruite et remplacée par autre chose : c’est là un avantage considérable pour la culture maraîchère.


      Pois Léopold II (cosses de grandeur naturelle)?Pois merveille d'Étampes (cosses de grandeur naturelle)
      Pois Léopold II (cosses de grandeur naturelle)?Pois merveille d'Étampes (cosses de grandeur naturelle)



      POIS MERVEILLE D’ÉTAMPES.


      Tige ordinairement simple, à nœuds espacés ; feuillage assez ample, d’un vert très blond ; stipules extrêmement grandes et larges. L’aspect général de la plante rappelle beaucoup le P. serpette vert, avec une taille un peu moindre. Fleurs ordinairement réunies par deux, commençant à paraître au dixième nœud, blanches, grandes, à étendard souvent festonné ou denté sur les bords.

      Aux fleurs succèdent des cosses qui s’allongent très rapidement, et deviennent en peu de jours longues, larges et légèrement courbées vers l’extrémité ; elles se renflent passablement avant que les grains aient pris tout leur développement, et, sous ce rapport encore, le P. merveille d’Étampes ressemble beaucoup au P. serpette vert ; mais les deux variétés diffèrent complètement par le grain, qui, au lieu d’être gros et vert, est, dans le P. merveille d’Étampes, blanc et de grosseur moyenne. Les cosses sont très pleines ; elles contiennent habituellement de dix à douze grains qui deviennent bien ronds et blancs à la maturité. Les tiges en portent en moyenne de sept à douze étages. Le litre de grains pèse 735 grammes, et 10 grammes en contiennent environ 46.

      Cette variété est toute nouvelle ; elle a été trouvée dans un semis fait par H. Bonnemain, d’Étampes, à qui l’on doit déjà l’obtention de beaucoup de bonnes plantes potagères. L’ensemble de ses caractères la place bien entre le P. Léopold II et le P. d’Auvergne ; car, avec une cosse qui rappelle celle du second, elle a la taille et la précocité du premier ; elle offre aussi, comme lui, la particularité de donner tout son produit en très peu de jours.


      Pois d'Auvergne (cosses de grandeur naturelle)
      Pois d'Auvergne (cosses de grandeur naturelle)



      POIS D’AUVERGNE.


      Syn. : Pois serpette, P. cosaque, P. crochu.
      Noms étrangers : angl. White sabre pea, White scimitar P.


      Tige presque toujours ramifiée, s’élevant en moyenne à 1", 30 ; stipules et folioles ovales, assez pointues, d’un vert franc ou légèrement blond. Fleurs presque toujours réunies par deux, blanches, de grandeur moyenne, commençant à paraître vers le douzième nœud, et faisant place à des corses longues, minces, d’abord légèrement courbées en arrière, puis se redressant, et finalement se recourbant en avant en forme de lame de serpette. La ligne courbe, concave, qui correspond au tranchant de la lame, est celle le long de laquelle les grains sont attachés à l’intérieur de la cosse : on la considère comme la partie antérieure ; le côté opposé est appelé le dos, il ne porte jamais de grains. La cosse du P. d’Auvergne est très pleine ; elle contient de neuf à onze et quelquefois douze grains, de grosseur moyenne, remarquablement ronds, rarement déprimés, prenant à la maturité une couleur blanche un peu saumonée. Le litre de ces grains pèse en moyenne 790 grammes, et 10 grammes en contiennent environ 48.

      Le P. d’Auvergne fleurit huit à dix jours après le Michaux de Hollande ; la production en est très soutenue et dure pendant plus d’un mois. C’est une très bonne race, remarquable par la finesse de son grain et peu exigeante sur la richesse du terrain.


      POIS SABRE.


      Tige forte, assez souvent ramifiée, s’élevant de 1m,30 à 1m,40 ; stipules et folioles très amples, assez arrondies, un peu obtuses, d’un vert glauque et grisâtre ; fleurs indifféremment solitaires ou réunies par deux, blanches, grandes, ne paraissant habituellement que du douzième au quatorzième nœud : elles commencent à s’ouvrir en même temps que celles du P. d’Auvergne. Cosses larges, d’un vert pâle, recourbées dans le sens opposé à celles du P. d’Auvergne, c’est-à-dire ayant les grains rangés à l’intérieur de la ligne convexe formée par le devant de la cosse, tandis que le dos de cette cosse forme une ligne concave.

      La production du P. sabre est moins prolongée que celle du P. d’Auvergne : elle peut durer environ trois semaines La tige porte jusqu’à dix étages de cosses et au delà. Le grain est blanc, gros, un peu oblong. Le litre pèse 790 grammes, et 10 grammes contiennent 35 grains. Cette variété a été pendant quelques années très recherchée à la halle de Paris ; elle semble maintenant n’être plus autant en faveur.



      POIS DE MARLY.


      Synonyme : Pois gros blanc de Silésie.


      Plante vigoureuse, souvent ramifiée, ressemblant assez, par l’aspect général, au P. Michaux de Ruelle, mais presque toujours biflore et ne commençant à fleurir que vers le douzième nœud. Cosses droites, longues d’environ 0m,07, renfermant sept ou huit gros grains, arrondis, blancs, légèrement oblongs, ressemblant assez à ceux du P. sabre. Le litre de grains pèse 780 grammes, et 10 grammes en contiennent 30 environ.

      Cette variété, de fertilité et de précocité moyennes, se distingue surtout par la grosseur de ses grains.

      Il en est de même de plusieurs autres variétés assez voisines du P. de Marly et qui se rencontrent aujourd’hui rarement dans la culture :

      Le P. de Gouvigny, à cosses un peu plus longues et plus étroites que celles du P. de Marly.

      Le P. doigt de dame, dont la cosse est marquée extérieurement par la saillie des grains.

      Enfin, le P. carré blanc, dont les grains, serrés les uns contre les autres, s’aplatissent généralement sur deux faces, comme ceux du P. de Clamart.

      Par leurs caractères de végétation, les trois variétés mentionnées plus haut se rapprochent beaucoup du P. de Marly. Elles ont les tiges grosses et fortes, les feuilles et les stipules très amples. Leur époque de production est à peu près celle du P. d’Auvergne, c’est-à-dire demi-tardive.

      Des quatre variétés dont il est question dans cet article, c’est le P. de Marly qui est le plus précoce.


      Pois sabre (cosses de grandeur naturelle)?Pois de Marly (cosses de grandeur naturelle)
      Pois sabre (cosses de grandeur naturelle)?Pois de Marly (cosses de grandeur naturelle)



      POIS DE CLAMART.


      Synonyme : Pois carré fin.


      Plante haute, touffue, ramifiée, atteignant lm,50 à 1m,80 de hauteur ; feuillage moyen, d’un vert clair, moins glauque que celui de la plupart des autres variétés. Fleurs blanches, moyennes, presque toujours réunies par deux, et faisant place à des cosses droites ou très légèrement courbées, de largeur uniforme, brusquement rétrécies aux deux extrémités.

      La tige est simple jusqu’au quatorzième ou quinzième nœud ; elle porte ensuite deux ou trois, très rarement quatre ramifications, puis les fleurs commencent à paraître vers le seizième ou le dix-huitième nœud. Les cosses ne dépassent guère 0m,05 à 0m,06 de longueur ; elles sont habituellement très pleines, et les grains y sont si serrés, qu’ils s’aplatissent tout à fait sur deux faces ; ils restent carrés à la maturité et prennent une teinte blanche ou légèrement verdâtre. La cosse en contient habituellement de cinq à huit. Le litre pèse 800 grammes, et 100 grammes contiennent 32 grains. La tige principale porte de sept à neuf étages de cosses, les ramifications rarement plus de quatre.


      Pois de Clamart (cosses de grandeur naturelle)?Pois de Clamart hâtif (cosses de grandeur naturelle)
      Pois de Clamart (cosses de grandeur naturelle)?Pois de Clamart hâtif (cosses de grandeur naturelle)



      POIS DE CLAMART HÂTIF.


      Tige haute de 1m,30 à 1m,50, ordinairement ramifiée en dessus des premières cosses, qui commencent à paraître du dixième au douzième nœud. Elles sont généralement réunies par deux et succèdent à des fleurs bien blanches et de taille moyenne. Elles se distinguent des cosses du P. de Clamart ordinaire parce qu’elles sont un peu plus longues, de couleur plus pâle et assez fortement courbées : la tige en porte dix étages en moyenne. Elles sont très pleines, contenant de sept à neuf grains qui arrivent très vite à se toucher et à s’aplatir les uns contre les autres ; à la maturité, ils sont carrés et presque ridés, de couleur blanche très légèrement verdâtre. Le P. de Clamart hâtif commence à donner presque en même temps que le P. Michaux ordinaire, et la production en est à peu près aussi soutenue ; la forme de sa cosse et l’aspect de son grain permettent de l’en distinguer très aisément.


      Pois Victoria marrow (cosses de grandeur naturelle)
      Pois Victoria marrow (cosses de grandeur naturelle)



      POIS VICTORIA MARROW.


      Noms étrangers : angl. Giant marrow pea, Tall marrow P., Wellington P., Royal Victoria P.


      Très grande variété, atteignant 1m,50 à 2 mètres de haut ; tiges grosses et fortes ; feuillage ample, abondant, d’un vert clair ; fleurs blanches, grandes, presque toujours réunies par deux. Cosses commençant habituellement à paraître vers le quinzième nœud, assez grandes, larges, carrées du bout et très légèrement courbées. La tige porte environ dix étages de cosses ; elle ne se ramifie pas habituellement. Nombre de grains par cosse:cinq à sept ; ils sont un peu allongés, blancs, et s’aplatissent ou se creusent plus ou moins à la maturité, comme s’ils tendaient à se rapprocher un peu, par la forme, de ceux des pois ridés. Le litre pèse 800 grammes, et 10 grammes contiennent 20 grains.

      Le P. Victoria marrow est un des plus tardifs ; il commence à fleurir en même temps que le P. de Clamart.

      En Angleterre, on appelle marrow peas (pois moelle), toutes les variétés dont le grain est très gros et tendre. Cette désignation est appliquée aussi bien aux pois ridés qu’aux races à grain plein.


      POIS A GRAIN ROND VERT (à rames).


      Pois William (plante réduite au dizième)
      Pois William (plante réduite au dizième)

      Pois William (cosses de grandeur naturelle)
      Pois William (cosses de grandeur naturelle)



      Nom étranger : angl. Laxton’s William the first P.


      Pois à rames, assez grêle, à feuillage vert blond, léger ; tiges minces, à entrenœuds assez écartés, presque toujours simples, commençant à fleurir dès le septième ou le huitième nœud et portant de sept à dix étages de cosses presque toujours solitaires, d’un vert foncé, longues de 0m,05 à 0m,07, étroites, courbées en serpette et ordinairement très pleines, portées sur des pédoncules très allongés. Grains au nombre de sept à dix par cosse, d'un vert foncé, très serrés les uns contre les autres, restant à maturité aplatis et d'un vert franc.

      La précocité du P. William est moins grande que celle du P. prince Albert, mais elle est supérieure à celle du Michaux de Hollande. La production en est remarquablement soutenue. Le grain frais est d’une belle couleur et d’un goût excellent. C’est un des pois hâtifs les plus estimés en Angleterre.


      POIS SERPETTE VERT.


      Nom étranger : angl. Laxton’s supreme pea.


      Pois serpette vert (cosses de grandeur naturelle)
      Pois serpette vert (cosses de grandeur naturelle)



      Cette variété est un des premiers gains de M. Laxton et est restée l’un des meilleurs. C’est une race rustique, assez productive, et remarquable par la beauté de ses cosses et de son grain. Elle a rapidement pris faveur aux environs de Paris peu de temps après son introduction, qui date de 1869. Tige de 1m,40 environ, généralement simple, de couleur glauque ; stipules et folioles assez amples, d’un vert pâle et très blond ; fleurs généralement solitaires, d’abord verdâtres, puis blanches : elles commencent à paraître vers le douzième nœud ; la tige en porte habituellement de six à huit étages. Cosses longues de 0m,07 à 0m,09, d’un vert foncé, droites avec une pointe courte et brusquement recourbée. Grains gros, un peu oblongs, parfois déformés à cause de la compression qu’ils subissent dans les gousses, restant d’un vert foncé à la maturité. Le litre pèse en moyenne 760 grammes, et 10 grammes contiennent 34 grains.

      Le P. serpette vert commence à fleurir un jour ou deux avant le P. d’Auvergne, mais la production en est moins prolongée ; elle n’excède pas ordinairement trois semaines. Un caractère bien particulier à cette variété de pois, c’est la façon remarquable dont les cosses se renflent, non pas sous l’influence du grossissement du grain, mais bien avant que le grain les remplisse. Il est encore tout petit, que la cosse, ballonnée pour ainsi dire, est déjà plus large que profonde.



      POIS PRIZETAKER.


      Noms étrangers : angl. Bellamy’s eariy green marrow pea, Prizetaker green marrow P., Leicester defiance P., Rising sun P.


      Pois à rames, assez grêle ; feuillage moyen, d’un vert glauque ; stipules très larges, d’un vert foncé, très distinctement maculées de vert grisâtre ; tige mince, à nœuds passablement écartés, quelquefois simple, quelquefois portant une ou deux ramifications. Fleurs presque toujours solitaires, commençant habituellement à se montrer au douzième nœud, et faisant place à des cosses d’un vert foncé, longues de 0m,07 à 0m,09, faiblement courbées en serpette, tout à fait carrées du bout, et contenant de huit à onze grains ronds, verts, qui la remplissent complètement, et qui se déforment ordinairement par suite de la pression qu’ils exercent les uns sur les autres ; ils sont à la maturité d’un vert franc, un peu oblongs ou irrégulièrement aplatis, rarement bien ronds. Le litre pèse 785 grammes, e

    • Culture en pleine terre

      :

      Nécessite un sol bien drainé et retenant l'humidité. Préfère un sol calcaire. Préfère un pH compris entre 6 et 7,5. Préfère un sol limoneux riche. Un sol léger et une situation abritée sont préférables pour les semis précoces. Les pois sont cultivés depuis longtemps comme culture vivrière et plusieurs formes distinctes sont apparues, classées comme suit. Un enregistrement distinct a été effectué pour chaque forme : P. sativum. Le petit pois. Largement cultivé pour ses graines immatures comestibles au goût sucré, ainsi que pour ses gousses immatures et ses graines matures, il existe de nombreuses variétés nommées ​​et celles-ci peuvent fournir une récolte de mai à octobre. P. sativum arvense. Le pois des champs. Plus rustique que le petit pois, mais moins intéressant culinairement, il est plus souvent cultivé comme engrais vert ou pour ses graines séchées. P. sativum elatius. Il s'agit de la forme originelle de l'espèce, encore présente à l'état sauvage en Turquie. P. sativum elatius pumilio. Une forme courte et à petites fleurs de la variété précédente. P. sativum macrocarpon. Ce pois à gousse comestible possède une gousse renflée, dépourvue de fibres et très sucrée, consommée immature. Le pois de jardin est largement cultivé et il existe de nombreuses variétés. Il existe deux principaux types de variétés : celles à graines rondes et celles à graines ridées. Les variétés à graines rondes sont plus rustiques et peuvent être semées à l'automne pour une récolte précoce en mai ou juin. Les variétés ridées sont plus sucrées et savoureuses, mais moins rustiques, et se sèment du printemps au début de l'été. Au sein de ces deux catégories, on distingue les cultivars nains et les cultivars grimpants. Les plus grands ont tendance à produire davantage et plus longtemps, tandis que les plus petits sont plus faciles à cultiver, ne nécessitent souvent pas de tuteurage et peuvent produire des récoltes plus abondantes sur la surface cultivée (bien que moins importantes par plante). Les cultivars développés pour leurs jeunes graines comestibles ont tendance à avoir des gousses riches en fibres, mais certains cultivars ont maintenant été sélectionnés pour leurs gousses plus grandes et sans fibres. Ces cultivars sont plus difficiles à cultiver pour leurs graines, surtout sous les climats humides, car elles ont plus tendance à pourrir par temps humide. Les pois sont de bons compagnons de culture pour les radis, les carottes, les concombres, le maïs doux, les haricots et les navets. Leur croissance est inhibée par les alliums, les glaïeuls, le fenouil et les fraisiers qui poussent à proximité. Il existe des preuves que la culture de la moutarde chinoise (Brassica juncea) comme engrais vert avant le semis des pois réduit l'incidence des pourritures racinaires transmises par le sol. Cette espèce entretient une relation symbiotique avec certaines bactéries du sol ; ces bactéries forment des nodules sur les racines et fixent l'azote atmosphérique. Une partie de cet azote est utilisée par la plante en croissance, mais une autre partie peut également être utilisée par d'autres plantes poussant à proximitéµ{{{5(+)µ. Lors de l'élimination des restes végétaux à la fin de la saison de croissance, il est préférable de n'enlever que les parties aériennes de la plante, laissant les racines dans le sol pour qu'elles se décomposent et libèrent leur azote. Le Pisum sativum (pois commun) est généralement cultivé comme une annuelle de saison fraîche et convient aux zones de rusticité USDA 2 à 9. Il est résistant au gel en début de saison et peut être semé très tôt au printemps, souvent dès que le sol est labourable. Dans les zones plus chaudes (8-9), il peut également être cultivé en automne ou en hiver, car les pois préfèrent les températures fraîches et ont tendance à souffrir de la chaleur estivale. Bien que n'étant pas une plante vivace, la plante peut tolérer de légères gelées, surtout avant la floraison. Grâce à son adaptabilité et à sa courte saison de croissance, le Pisum sativum est largement cultivé dans une grande variété de climats tempérésµ{{{5(x)µ

    • Exposition

      :

      ensoleillée

    • Associations

      :

      Semer quelques grains de maïs en même temps que le semis principal.

    • Multiplication

      :

        

      Semis : Faites tremper les graines 24 heures dans de l'eau tiède, puis semez en place successivement de la fin de l'hiver au début de l'été. Une température minimale de 10 °C est nécessaire à la germination, qui devrait avoir lieu en 7 à 10 jours environ. Les semis précoces doivent être des variétés rustiques, dites « à graines rondes », tandis que les semis tardifs peuvent être des variétés plus savoureuses, dites « à graines ridées ». En effectuant de nouveaux semis toutes les 3 semaines, vous disposerez d'un approvisionnement continu en jeunes graines fraîches du début de l'été au début de l'automne. Pour une culture à maturité, il est conseillé de semer les graines avant le milieu du printemps. Il peut être nécessaire de les protéger des ravageurs des souris. Un autre semis peut être effectué entre le milieu et la fin de l'automne. Le moment du semis doit être adapté à la région où les plantes sont cultivées. L'objectif est que les plants poussent un peu en automne et atteignent environ 15 à 20 cm de haut à l'arrivée des froids de l'hiver. Tant que l'hiver n'est pas trop rigoureux, les plants devraient bien se maintenir et pousser rapidement au printemps, produisant une récolte plus précoce. Veillez à choisir une variété rustique pour ce semisµ{{{5x)µ


    • Nombre de graines au gramme

      : 2-10


    • dont infos de "FOOD PLANTS INTERNATIONAL" :



      • Description

        :

        Une plante herbacée de courte durée. Une plante rampante à fleurs blanches ou roses. Les plantes peuvent mesurer entre 30 et 150 cm de hauteur. Il a une racine pivotante bien développée et de nombreuses racines latérales minces. La tige est faible et ronde. Les feuilles sont composées de 1 à 3 paires de folioles et d'une vrille ramifiée à la fin. Il y a de grandes feuilles comme des stipules à la base de la feuille. La moitié inférieure de ces stipules a des dents. Les fleurs se trouvent à l'aisselle des feuilles et sont seules ou en 2-3 grappes fleuries avec des tiges de même longueur. Les fleurs sont roses ou violettes dans les variétés cultivées pour les graines sèches et généralement blanches dans les variétés cultivées pour les gousses fraîches. Les gousses sont gonflées et vertes et peuvent contenir jusqu'à 10 graines à l'intérieur. La forme des graines peut varier. Un grand nombre de variétés ont été recensées{{{0(+x) (traduction automatique).

        Original : A short lived herb plant. A creeping plant with white or pink flowers. Plants can be 30 cm to 150 cm tall. It has a well developed tap root and many slender side roots. The stem is weak and round. Leaves are made up of 1-3 pairs of leaflets and a branched tendril at the end. There are large leaf like stipules at the base of the leaf. The lower half of these stipules has teeth. The flowers occur in the axils of leaves and are either on their own or in 2-3 flowered clusters with equal length stalks. The flowers are pink or purple in varieties grown for dry seeds and usually white in kinds grown for fresh pods. The pods are swollen and green and can have up to 10 seeds inside. Seed shape can vary. Large numbers of varieties have been recorded{{{0(+x).

      • Culture

        :

        Les plantes sont cultivées à partir de graines. Les graines peuvent être récoltées pour être semées à nouveau. Un espacement d'environ 5 cm en rangées espacées de 25 cm convient. La graine peut avoir une profondeur de 3 à 5 cm. Si la pourriture est un problème, les plantes peuvent être soutenues hors du sol. Les plantes ont besoin d'une inoculation bactérienne pour une bonne production. Pour les pois secs, les plants sont coupés à maturité puis séchés et battus{{{0(+x) (traduction automatique).

        Original : Plants are grown from seed. Seed can be collected for re-sowing. A spacing about 5 cm apart in rows 25 cm apart is suitable. Seed can be 3-5 cm deep. If rotting is a problem, plants can be supported off the ground. Plants need inoculation with bacteria for good production. For dried peas plants are cut when mature then dried and threshed{{{0(+x).

Tableau semis-récolte
Code couleur




  • Associations/Compagnonnage

    :

      

    • Compagnons :

      artichaut, asperge, betterave, carotte, carvi, céleri, céleri-rave, chicorée, choux (surtout chou de Siam et chou-rave), citrouille, concombre, cornichon, courge, courgette, cyclanthère, épinard, fenouil, fraisier, giraumon, haricot, maïs, melon, navet (+), pâtisson, poireau, poire-melon, poivron, pomme de terre, potiron, radis, raifort, rue officinale, rutabaga, sarriette, sauge

    • Amis aidants :

      carotte (favorise croissance)

    • Amis aidés :

      épinard, maïs

    • Enemis :

      ail, ciboule (de chine et commune), ciboulette, échalote, fenouil (dont fenouil bulbeux et doux officinal), glaïeul, oignon, persil, poireau, tomate

    • Contradictoires :

      fève, haricot, laitue, poireau

    • Tableau des associations (compagne)




  • Miam

    Consommation

    (rapports de comestibilité, parties utilisables et usages alimentaires correspondants) :

      

    Les graines (jeunes ou germées) sont consommées crues ou cuites. Les jeunes gousses ainsi que les graines sèches sont également cuisinées et servent aussi à la fabrication de lait végétal ou d'un substitut de café. Les fleurs peuvent être consommées en salade tandis que les jeunes feuilles et les bourgeons sont peuvent être cuits comme légume (potherbe/épinard).

    Détails :

    Partie(s) comestible(s)µ{{{0(+x)µ : graines, pods (gousses/cosses), feuilles, légumeµ{{{0(+x)µ.

    Utilisation(s)/usage(s)µ{{{0(+x)
    µ culinaire(s) :

    -ce sont essentiellement les jeunes graines qui sont consommées ; elles peuvent être consommées crues ou cuites ; les graines sèches sont consommées ; elles sont utilisées dans les soupes et les ragoûts et en farineµ{{{0(+x)µ ; elles servent aussi à la fabrication de lait végétalµ{{{(dp*)µ ; les graines grillées sont utilisées comme un substitut pour le café ;
    -parfois, les jeunes goussesµ{{{0(+x)µ (pois mangetoutµ{{{(rp*)µ) et les feuilles sont consommées ;
    -les fleurs sont consommées en salade ;
    -les graines germées sont consommées ;
    -les jeunes feuilles et les bourgeons sont cuits comme légumeµ{{{0(+x)µ ; feuilles cuites comme potherbeµ{{{(dp*)µ).



    Partie testée

    : graine - crue{{{0(+x) (traduction automatique).

    Original : Seed - raw{{{0(+x)

    Taux d'humidité Énergie (kj) Énergie (kcal) Protéines (g)
    78.5 283 68 5.8

    Pro-
    vitamines A (µg)
    Vitamines C (mg) Fer (mg) Zinc (mg)
    300 25 1.9 0.7



  • Précautions

    Risques et précautions à prendre

    :

      

    néant, inconnus ou indéterminés.



  • Usages médicinaux

    :

      

    La graine est contraceptive, fongistatique et spermacide. La graine séchée et réduite en poudre a été utilisée en cataplasme sur la peau, où elle a un effet appréciable sur de nombreux types d'affections cutanées, dont l'acné. L'huile de la graine, administrée une fois par mois aux femmes, s'est révélée prometteuse pour prévenir les grossesses en interférant avec l'action de la progestérone. L'huile inhibe le développement de l'endomètre. Lors d'essais, l'huile a réduit le taux de grossesse chez les femmes de 60 % sur une période de deux ans et une réduction de 50 % du nombre de spermatozoïdes masculins a été obtenueµ{{{5(+)µ



  • Autres usages

    :

      

    Pisum sativum, le pois commun, est surtout connu pour ses gousses et ses graines comestibles, mais il possède également de nombreuses utilisations non comestibles intéressantes, notamment en agriculture, en écologie et pour la santé des sols. En tant que légumineuse fixatrice d'azote, il joue un rôle essentiel dans l'amélioration de la fertilité des sols. Grâce à une relation symbiotique avec les bactéries Rhizobium présentes dans ses nodules racinaires, il capte l'azote atmosphérique et le rend disponible dans le sol, bénéficiant ainsi aux cultures suivantes de la rotation. Cela en fait un excellent choix dans les systèmes d'agriculture régénérative et biologique, où il est utilisé comme engrais vert ou culture de couverture. Même après la récolte, ses résidus végétaux apportent de la matière organique qui améliore la structure du sol et la vie microbienne. En milieu écologique et en permaculture, Pisum sativum est souvent utilisé en polyculture ou en association pour soutenir la croissance d'autres espèces. Sa taille relativement basse et son port grimpant le rendent utile en intercalaire avec des cultures plus hautes qui peuvent servir de treillages naturels. Du point de vue de la biodiversité, les fleurs de pois attirent les pollinisateurs et les insectes utiles, tels que les abeilles et les guêpes prédatrices, notamment au début du printemps, lorsque peu d'autres plantes sont en fleurs. Les fleurs et les feuilles peuvent également fournir un habitat ou un abri aux invertébrés, soutenant ainsi un agroécosystème plus complexe. Traditionnellement, les tiges de pois séchées servaient de litière pour le bétail, et les tiges fibreuses pouvaient même être ajoutées au paillis ou au compost. Certaines régions utilisent également les plantes séchées comme fourrage de faible qualité, bien que cet usage soit secondaire par rapport à leur rôle premier d'alimentation ou d'amendement des sols. Au total, Pisum sativum est une plante hautement multifonctionnelle, précieuse non seulement pour la consommation humaine, mais aussi pour ses bienfaits pour la régénération des sols, l'habitat des insectes et l'agriculture durableµ{{{5(x)µ


  • Autres infos

    :

      

    dont infos de "FOOD PLANTS INTERNATIONAL" :

    • Statut

      :

      C'est un légume cultivé commercialement. De plus en plus important dans certaines régions montagneuses des tropiques. Environ 20 millions de tonnes de pois sont cultivées chaque année dans le monde{{{0(+x) (traduction automatique).

      Original : It is a commercially cultivated vegetable. Gaining importance in some highlands areas in the tropics. About 20 million tons of peas are grown each year worldwide{{{0(+x).

    • Distribution

      :

      Une plante tempérée. Les plantes poussent mieux à des altitudes supérieures à 1000 m sous les tropiques. Ils conviennent à un climat humide. Le temps chaud et sec interfère avec la germination. Ils sont tolérants au gel sauf à la floraison. Une plante tempérée. Ils ont besoin de températures comprises entre 13 ° C et 18 ° C. Ils ont besoin d'un pH de 5,5 à 6,5 et d'une fertilité raisonnablement bonne. Ils ne peuvent tolérer l'engorgement ou les sols très acides. Ils atteignent 4400 m d'altitude dans l'Himalaya. Il convient aux zones de rusticité 7-9{{{0(+x) (traduction automatique).

      Original : A temperate plant. Plants grow best at altitudes over 1000 m in the tropics. They suit a humid climate. Hot dry weather interferes with seed setting. They are frost tolerant except at flowering. A temperate plant. They need temperatures of 13°C to 18°C. They need a pH of 5.5-6.5 and reasonably good fertility. They cannot tolerate waterlogging or very acid soils. They grow to 4,400 m altitude in the Himalayas. It suits hardiness zones 7-9{{{0(+x).

    • Localisation

      :

      Afghanistan, Afrique, Albanie, Algérie, Argentine, Arménie, Asie, Australie, Autriche, Azerbaïdjan, Balkans, Bangladesh, Belgique, Bhoutan, Grande-Bretagne, Bulgarie, Burundi, Cambodge, Canada, Caucase, Afrique centrale, Amérique centrale, Chine, Colombie, Congo, Cuba, Chypre, République tchèque, République dominicaine, Afrique de l'Est, Timor oriental, Égypte, Érythrée, Éthiopie, Europe, Fidji, Finlande, France, Géorgie, Allemagne, Gibraltar, Grèce, Groenland, Guatemala, Haïti, Hawaï, Himalaya, Inde, Indochine, Indonésie, Iran, Irak, Israël, Italie, Japon, Jordanie, Kazakhstan, Kenya, Corée, Kirghizistan, Laos, Liban, Libye, Lituanie, Macédoine, Madagascar, Malawi, Malaisie, Mariannes, Maurice, Méditerranée, Mexique, Moldavie, Mongolie, Maroc, Mozambique, Myanmar, Népal, Pays-Bas, Nouvelle-Zélande, Niger, Nigéria, Afrique du Nord, Amérique du Nord, Inde du Nord-Est, Norvège, Pacifique,Pakistan, Papouasie-Nouvelle-Guinée, PNG, Pérou, Philippines, Portugal, Roumanie, Russie, Rwanda, Arabie saoudite, Scandinavie, Asie du Sud-Est, Serbie, Sikkim, Slovénie, Afrique du Sud, Afrique australe, Amérique du Sud, Espagne, Sri Lanka, Soudan, Suède, Suisse, Syrie, Taiwan, Tadjikistan, Tanzanie, Tasmanie, Thaïlande, Timor-Leste, Tonga, Tunisie, Turquie, Ouganda, Ukraine, Uruguay, USA, Vanuatu, Vietnam, Afrique de l'Ouest, Antilles, Yougoslavie, Zambie, Zimbabwe,Zambie, Zimbabwe,Zambie, Zimbabwe{{{0(+x) (traduction automatique).

      Original : Afghanistan, Africa, Albania, Algeria, Argentina, Armenia, Asia, Australia, Austria, Azerbaijan, Balkans, Bangladesh, Belgium, Bhutan, Britain, Bulgaria, Burundi, Cambodia, Canada, Caucasus, Central Africa, Central America, China, Colombia, Congo, Cuba, Cyprus, Czech Republic, Dominican Republic, East Africa, East Timor, Egypt, Eritrea, Ethiopia, Europe, Fiji, Finland, France, Georgia, Germany, Gibraltar, Greece, Greenland, Guatemala, Haiti, Hawaii, Himalayas, India, Indochina, Indonesia, Iran, Iraq, Israel, Italy, Japan, Jordan, Kazakhstan, Kenya, Korea, Kyrgyzstan, Laos, Lebanon, Libya, Lithuania, Macedonia, Madagascar, Malawi, Malaysia, Marianas, Mauritius, Mediterranean, Mexico, Moldova, Mongolia, Morocco, Mozambique, Myanmar, Nepal, Netherlands, New Zealand, Niger, Nigeria, North Africa, North America, Northeastern India, Norway, Pacific, Pakistan, Papua New Guinea, PNG, Peru, Philippines, Portugal, Romania, Russia, Rwanda, Saudi Arabia, Scandinavia, SE Asia, Serbia, Sikkim, Slovenia, South Africa, Southern Africa, South America, Spain, Sri Lanka, Sudan, Sweden, Switzerland, Syria, Taiwan, Tajikistan, Tanzania, Tasmania, Thailand, Timor-Leste, Tonga, Tunisia, Turkey, Uganda, Ukraine, Uruguay, USA, Vanuatu, Vietnam, West Africa, West Indies, Yugoslavia, Zambia, Zimbabwe{{{0(+x).

    • Notes

      :

      Il existe 2 espèces de Pisum{{{0(+x) (traduction automatique).

      Original : There are 2 Pisum species{{{0(+x).




  • Liens, sources et/ou références



      

    • Sources et/ou références :

      PASSEPORTSANTÉ.NET : pois sec ; ; Tela Botanica ; terre vivante - l'écologie pratique ; Terres Univia ; Commission canadienne des grains (Pois : Classes, types et variétés) ; Wikipedia ; Wikipedia (en allemand) ; 5"Plants For A Future" (en anglais) ;

      dont classification :
      "The Plant List" (en anglais) ; "GRIN" (en anglais) ; Kew (POWO - "Plant Of the World Online", "Royal Botanical Garden", en anglais) ;

      dont livres et bases de données : 0"Food Plants International" (en anglais) ;

      CDV ; 86Tous les légumes (de Victor Renaud, éditions Ulmer, 2003) / détails du livre ; 87Le Truffaut du Potager (collectif, éditions Larousse, 2010) / détails du livre ; Le traité Rustica du potager (de Victor Renaud, Rustica, 2ème édition, 2007) / détails du livre

      dont biographie/références de "FOOD PLANTS INTERNATIONAL" :

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